C’est aux mamans, cette fois-ci, que je pense. “Aux premières amies de leurs enfants, handicapés ou non”. Il est vrai que la maman d’un jeune adulte porteur d’un handicap psychique doit jouer un rôle tout particulier.

Bien souvent, la maladie mentale ne se déclare qu’à l’adolescence, au moment où la phrase de K. Gilbran “Vos enfants ne sont pas vos enfants, ils sont les fils et les filles de l’appel à la vie”, devrait le mieux s’appliquer. Laisser son enfant découvrir par lui-même ce pourquoi il est appelé à vivre. Mais lorsque son enfant se bat avec ses neurones perturbés, avec la difficulté à filtrer les informations et avec l’angoisse que génère ses idées délirantes, celle qui l’a mis au monde ne peut se désintéresser de sa souffrance.

Elle voit souffrir son enfant, elle cherche à l’aider en se heurtant souvent à sa propre impuissance. Se mettent alors, en travers de son chemin d’amour maternel, une cohorte d’amis plus ou moins alertés sur la maladie psychique.

Déjà malmenée par les symptômes qu’elle décèle chez son enfant, la mère doit sans cesse argumenter auprès de ceux qui n’admettent pas la maladie mentale dans leur entourage : "Tu devrais, il n’y a qu’à, tu la maternes trop, il va te bousiller "...La litanie est longue et chaque maman de Relais la connaît. Alors, comme Marie, elle conserve toutes ces choses en son coeur, certaine que, malgré les dires des uns et des autres, l’amour qu’elle porte à son enfant depuis le jour où la vie a bougé en elle sera toujours le plus fort.

C’est sur cette force-là que s’appuie le jeune puis l’adulte, même si cet amour proposé est cent fois repoussé, justement parce qu’il est fort, de la force de Celui qui habite en chacun d’entre nous et dont nous parle Osée, le prophète “Même si ta mère t'abandonne, moi je ne t'abandonnerai pas”, dit le Seigneur. C’est à dire si ta mère biologique craque et chancelle devant la violence de ton handicap, je lui donnerai ma force et je la relaierai.

Armées de cette force ontologique, les mères continuent leur combat. Ce sont elles qui décryptent souvent avant les autres les prémices des rechutes, elles qui se donnent la patience d’écouter et d’entendre le noeud d’un délire ou le drame d’une hallucination. Elles qui savent de toute éternité que la chair de leur chair est en danger. Elles qui font confiance envers et contre tout, face à des situations parfois cocasses. Elles qui se laissent appeler jour et nuit sur leur téléphone “portable” ou non.

En retour, peut s’instaurer en filigrane une connivence entre la maman et son enfant, lorsque ce dernier comprend qu’on ne lui veut que du bien. C’est peut être ce lien très subtil qui fait peur à ceux qui s’octroient le droit de dire “Mais, Madame, vous êtes la mère, laissez-nous faire,” jalousant et admirant à la fois cette relation qui, de toute façon, ne cessera d’exister entre la mère et son enfant.

Nous avons le droit de nous sentir, parfois, la meilleure interlocutrice. Il s’agit de nos enfants et nous pouvons en être les meilleurs amis.

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Chaque Jeudi à l’heure d’un Angélus, nous prions pour tous les membres des groupes Relais Lumière Espérance. Ainsi, dans une prière commune nous nous soutenons tous les uns les autres.

Ecoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, Ô mon Dieu,
Sauve ton serviteur qui s’appuie sur Toi.

Extrait de la Prière de Relais

« Il s'en va, il s'en va en pleurant,
il jette la semence,

il s'en vient, il s'en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes »

du Psaume 125

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« Le mieux est de remettre toutes choses entre les mains du bon Dieu et d'attendre les événements dans le calme et l'abandon à sa volonté.

C'est ce que je vais m'efforcer de faire. »

de la Bse Zélie Martin (face à une appréhension)