Témoignages

Suite à l’invitation de Mgr Thomas quelques conjoints de malades psychiques s’ expriment « que nous apportent- ils » ? Le Lien N° 25 ( 2012 ):

PAUL - « Entre nous je ne sais pas encore où est et qui peut se vanter d'être NORMAL sauf  l'UN qui est venu parmi nous et que j'admire par ce que les Évangélistes racontent de ses actes et de ses propos … , donc ma conjointe m'a appris peu à peu à mettre de l'ordre " dans mes pensées, mes paroles et mes actes" où chacun recherche le plus de coordination, de bon sens partagé, d'homogénéité… Tout ceci est une œuvre qui demande des années, avec des moments sombres et des joies profondes ».

AUDE- « Mon conjoint m'a fait faire tout un chemin humain et spirituel, impuissance radicale à le "sauver" de son malheur, à le comprendre... J'ai découvert mes limites, les limites de l'amour humain aussi ; cela m'a permis de me situer plus en vérité par rapport à moi-même, aux autres et au Seigneur aussi.

Tout cela m'a rendue plus "humaine", plus confiante aussi en la force et la grâce de Dieu donnée au jour le jour... j'ai aussi mesuré quel courage et quelle foi, il lui faut pour vivre, certains jours...»

DANIÈLE- « Grâce à mon mari et à son handicap, le Seigneur a fait pour moi des Merveilles... m'apprenant à me laisser déplacer de mes idées et bouger de l'acquis reçu de l'éducation... pour m'ouvrir à l'inconnu, à l'Autre, à autrui... me donnant de vivre Sa paix... à ne pas confondre avec ''la tranquillité de conformité à sa propre ressemblance''».

CLAIRE- « Le "Notre Père" prend une place différente :

  • Vivre le pardon au quotidien : "pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons" ... et Dieu sait si je dois pardonner plusieurs fois par jour le stress, les blessures/vexations .
  • "Donne-nous notre pain de ce jour" : donne-moi la force de vivre "un jour à la fois", et parfois dans les crises "une heure à la fois"....
  • S'il me faut renoncer chaque jour à avoir un compagnon, l'accueil du Christ ressuscité est un autre compagnonnage, mystique et riche

… Je suis mal mariée, je suis seule à deux, solidaire de bien d'autres. Dans le passé, les crises et le mal- être de F, m'ont appris à communiquer autrement avec les hommes que je rencontrais dans le cadre de mon travail ; et si j'ai fait du "bon travail" à cet égard, c'est vraiment "grâce à F". Puissent ces quelques réflexions nous permettre de "tenir" dans l'amour et la sérénité ».

CHANTAL- « Chaque jour, me dépasser, réfléchir avant d'agir, comprendre que derrière des mots terribles se cache autre chose, une souffrance qui me dépasse. Essayer de garder "la maîtrise" dans le bouillonnement de mes pensées. Cela contraint à l'humilité, avec un grand H. Vivre au jour le jour, voire à l'heure dans les moments troublés.

Pardonner...à la limite du supportable (dans la foi). Se ressourcer sans cesse, prier, écouter les autres, ne pas se replier, "tenir la barre" pour éviter que le bateau coule, mais accepter de ne pas être le "capitaine".

Me "taire", "être là", opter pour la "compassion muette" dans les moments de dépression. …J'ai fait un choix : VIVRE ! Donc j'essaie de "lâcher prise" le plus possible. Si le Seigneur a mis mon mari sur ma route, je le supplie de s'en occuper ».

SYLVIE- « Que m'a apporté mon mari ? Colère, désespoir, haine, découragement, certes...et pendant des années. Mais j'ai découvert en moi une montagne de patience, la capacité de prendre de la distance sans avoir l'impression de ne plus l'aimer. J’ai acquis davantage de liberté, de compréhension de la souffrance d'autrui ; j'apprends à "Aimer sans dévorer" (livre de Lytta Basset), à respecter les choix de mon mari, à accepter ses angoisses délirantes, même si sur le moment je l'envoie balader sous le coup de la colère; j'apprends petit à petit à présenter à Dieu mes soucis, nos souffrances, ma difficulté à ne pas vouloir tout gérer, mes ratés quotidiens; j'apprends à me déculpabiliser (et çà, c'est un gros boulot !) et à m'aimer.

J'apprends heure après heure à percevoir les signes de la présence de Dieu dans nos vies ; tout douce ment, j'apprends à accueillir de minuscules étincelles de joie au milieu de mes larmes.

Sans la maladie de mon mari, je n'en serais peut-être pas là. La prière qui m'habite en ce moment : "Mon Dieu, fais de moi ce que Tu veux, mais dis-moi ce que je dois faire. Où es-Tu donc ? Que je Te voie et T'entende ! Attire mon mari près de Toi ! "Parfois aussi je me dis que l'humour peut être un remède efficace et puissant à notre désarroi ; en ce qui me concerne, c'est une voie que j'essaie de réemprunter, avec un certain (petit) succès».

***

CORINNE - « Lorsque je suis près de Pierre, je me sens apaisée. Je ne l'ai jamais entendu se plaindre ni se révolter. Quelle leçon! J'ai appris à me réjouir de petites choses et à faire provision de bonheur en attendant la prochaine étincelle, à vivre au jour le jour, à être plus patiente, moins exigeante, plus indulgente. Sans cette maladie, je ne serais pas ce que je suis ; elle nous confronte à notre impuissance, à notre pauvreté.

Comme Marie qui méditait toutes ces choses en son cœur et se tenait au pied de la croix ...»

***

ÉLISABETH- « Je n'arrive pas à rentrer dans toutes ces belles dynamiques dont vous témoignez et je vous admire. Je persévère dans la prière mais je me sens toujours au milieu de décombres comme après un tremblement de terre avec beaucoup de silence autour de moi. Je n'ai pas encore saisi le sens de tout ce qui est arrivé.

Que m'a apporté l'état de mon mari? A ce jour d'aujourd'hui je ne vois pas de positif. Il a précipité sa famille dans un complet désastre dont mes deux enfants et moi-même avons beaucoup de mal à nous remettre.

Maintenant qu'il ne vient plus à la maison je mesure dans quelle violence psychologique nous baignions y compris les débordements de violence physique. Je mesure l'ampleur des dégâts et comme me dit le médecin vous quittez le mari et vous prenez maintenant de plein fouet l'effet boomerang sur les enfants… Mes enfants et moi-même avons fait l'expérience d'un souffle dévastateur à l'endroit même où devait régner l'amour. Cela est très déstabilisant et il faudra encore beaucoup de temps pour en effacer les séquelles. Je me dis que cela est ma Croix et qu'il faut y passer. Qu'en retirerons-nous? Par delà la colère qui m'habite j'ose encore faire confiance à Dieu à qui rien n'est impossible et qui peut des pierres que voici faire surgir des enfants à Abraham » .

***

CHRISTIANE - « A peine avais-je rédigé mes deux derniers mails avec "mon moral dans les chaussettes" que je les regrettais, avant même de recevoir le témoignage très fort d’Elizabeth qui vit des choses si difficiles ! "Apprendre le silence", c'est aussi ne prononcer que les bons mots, ceux qui peuvent faire du bien et taire ceux qui encombrent inutilement ceux qui nous entourent… Vous demandez quel positif y a-t-il à être déglingué ? Je répondrai aucun. Ce qui est positif, c'est de pouvoir sortir de l'épreuve sans être trop déglingué, en ayant appris à être plus fort ou plus adapté à la situation quand l'épreuve se présente, plus aimant, plus compréhensif, plus empathique mais plus distant et moins fusionnel, sachant nous protéger nous-mêmes pour pouvoir durer, plus acceptant de ne pas être responsable de tout, moins culpabilisé, plus acceptant nos propres limites, nos mauvaises décisions, nos ignorances, plus dans le lâcher-prise... C'est un long chemin».

Une autre épouse :

Comment je me suis laissée devenir son "Bouc Émissaire"le Lien N°27 (2013) :

Je vais essayer de puiser au fond de mon histoire le cheminement concret de cette prise de conscience, de cette acceptation, et le chemin humain intellectuel, spirituel qui en a suivi vers une acceptation.

Je suis issue d’une famille rurale de 7 enfants, dont la plus jeune est trisomique. Ma jeunesse a été marquée par un fort engagement dans la foi et l’Église.

Mariée depuis bientôt 40 ans à Jérémie, nous avons 3 enfants, maintenant hors foyer. Les difficultés ont commencé après la naissance de notre premier enfant qui m’a mise devant des difficultés imprévues : l’autre, le bébé, la conjointe n’existaient pas, seuls les rythmes de Jérémie, ses désirs avaient de l’importance... L’existence propre de l’autre, des autres, produisait chez lui des frustrations très fortes, sources de diverses violences, verbales ou autres...

L’ambiance devenant insupportable, j’ai demandé de l’aide à une conseillère conjugale ; Jérémie est venu à un rendez-vous, sans vouloir (sans pouvoir dirai-je maintenant) entreprendre une démarche d’adaptation mutuelle... J’ai continué un peu, seule, ce fut le début d’un enfermement dans une relation pathologique, mais je ne le savais pas.

Les rencontres avec ma famille et les amis sont devenues rares. Ce n’est que bien plus tard que j’ai commencé à comprendre que tout ce qui venait de l’extérieur le perturbait, sollicitait ses fragilités, attisait sa violence interne… et comme je suis l’élément demandant cette vie sociale, je suis devenue « le bouc émissaire », la source de tous ses malheurs…

Prise par nos trois enfants et une activité professionnelle qui me passionnait, je me suis laissée faire, espérant que son intelligence et l’amour lui feraient revenir à une meilleure attitude… Mais cela ne venait pas, je m’épuisais.

Grâce à une formation professionnelle j'’ai commencé à percevoir que le fait que j'aie une sœur trisomique que j'aimais avec ses limites , m'avait au départ rassurée, me permettant de relativiser ses propres difficultés ; et en comparaison les problèmes de Jérémie étaient légers et me semblaient surmontables. En effet il m’avait informé de ses soucis familiaux et d’une longue hospitalisation pour des problèmes neurologiques qu’il soignait. Je crois que mes convictions humaines et religieuses de l’époque ont accentué ma myopie : l’amour de la famille ne guérit pas de tout.

Tout un travail de thérapie m’a aidée à reprendre de l’assurance. Ces changements ne pouvaient aboutir.

171111 OCH lemondedevincentDepuis l'âge de 20 ans, Vincent est atteint de schizophrénie. Il raconte devant la caméra de sa soeur Rozenn Potin. ©Les mondes de Vincent

 

Les mondes de Vincent

Ce documentaire, véritable incursion dans le monde de la schizophrénie, peut aider à comprendre « de l’intérieur » la maladie.

« Je vis une colocation imposée. Des mecs sont toute la journée chez moi. Ils squattent dans mon crâne. Je n’ai pas trouvé la solution… Je ne regrette pas ma vie même si elle a été difficile mais j’ai peur du futur. J’ai construit dans le virtuel, je n’ai rien construit dans le réel. J’ai l’impression d’être un Don Quichotte qui se bat contre des pensées incontrôlées ».

Celui qui parle ainsi, c’est Vincent, 36 ans et schizophrène depuis l’âge de 20 ans. Rozenn, sa sœur de trois ans sa cadette, est la réalisatrice de ce documentaire intimiste qui plonge le spectateur dans le monde de la maladie psychique. Pendant une semaine, ils partent tous les deux dans le sud de la France, lieu des vacances familiales de leur enfance, lieu des bons souvenirs où la maladie n’avait pas sa place. Là, elle filme son frère sans fausse pudeur et sans complaisance.

Là, « Vince », comme elle le surnomme avec affection, parle de son quotidien : sa fatigue perpétuelle, son monde intérieur rempli de griffons, de héros et de voix, ses délires, les longs moments où il « réfléchit », ses relations aux autres, les neuroleptiques et leurs effets secondaires… Rien n’est caché : l’alcool comme échappatoire à cette vie, les cigarettes allumées en continu, les journées occupées par des siestes interminables. Des extraits de films d’archives familiales sont distillés tout au long du documentaire et permettent de découvrir le frère et la sœur, enfants, respirant la joie de vivre.

Leur maman ne peut cacher ses larmes quand elle parle de Vincent. « J’ai du mal à supporter qu’il soit comme ça. Pourquoi lui ? On ne peut s’empêcher de culpabiliser. Pour une mère, c’est incroyable de faire hospitaliser son enfant pour maladie mentale. C’est pire que tout. » Un film fort pour aborder le handicap, l’acceptation, la famille.

Christel Quaix, ombresetlumiere.fr – 26 octobre 2017

Film documentaire de Rozenn Potin, 2015, en location sur la plate-forme Viméo (3,53€) 


accès au site OCH 

   mai 2017

 

170827 T Meaux

Lors du pèlerinage à lourdes en mai 2017, Marie-Bernard Diligent responsable du groupe de Metz, ancien psychiatre, et Jean-Pierre Méaux ancien infirmier psychiatrique ont témoigné de la façon dont a vécu le groupe de Metz depuis sa création en 2012/2013.

Vous pouvez accéder à

l’enregistrement de ces témoignages et au texte du témoignage de Jean-Pierre Méaux

accéder au texte du témoignage de Jean-Pierre Méaux

Pèlerinage Relais Lumière Espérance 11 mai 2017

170726 WP 170511 08 34 35 Pro navettes

 

 

Après les Laudes qui ont eu lieu au Cairn de la cité Saint Pierre, les cars navettes nous ont descendu jusqu’au Sanctuaire pour notre participation à la messe à la grotte.
Cette messe a eu lieu sous une pluie battante en présence de plusieurs délégations départementales.
Elle a été présidée par l’archevêque de Poitiers.
 
 
 
 
Voici le témoignage de Jean-Claude

LA PLUIE TOMBAIT COMME LES GRÂCES

 

170726 170511 100413 messe

 

La messe à la Grotte fut marquée par la puissance des trombes d'eau qui se déversaient sur l'assemblée tout au long de la célébration.

Cela ne nuisit en rien à la ferveur de nos prières.

Cependant la procession de communion fut très perturbée par les parapluies et les pieds dans l'eau mais gardait tout son sens. Certains d'entre nous, compte tenu de leur difficulté à marcher ou à rester debout s'étaient vu proposer la chaise d'handicapé et se trouvaient ainsi bien soignés par les hospitaliers, dans l'enceinte des malades. 

Dès la bénédiction, les pèlerins chargés de grâces et d'eau du ciel s'enfuirent rapidement dans des lieux secs pour se faire sécher.  

Pèlerinage Relais Lumière Espérance 11 mai 2017

Le Père Alain-Marie RATTI a présidé la veillée à la demande de Jean-Michel, diacre, chargé de cette liturgie. Le Seigneur en a fait une "veillée guérison"; rendons grâce au Père miséricordieux.

Comme il le fait par ailleurs et en accord avec Jean-Michel, le Père Alain-Marie a "circulé" avec l'ostensoir dans les allées du Cairn et en le présentant devant chaque rangée de personnes.

Le Seigneur guidait son pas. Le temps s’écoulait lentement, rempli de la présence vivifiante du Seigneur. Notre Prière personnelle s’élargissait en une prière collective chacun se faisant proche de chacun en présence du Seigneur.

A la fin de la veillée, au moment où il allait poser l’ostensoir sur l’autel, il est redescendu et a présenté l’ostensoir devant Jean-Michel, diacre assis sur son fauteuil roulant. Jean-Michel s’est agenouillé devant l’ostensoir puis a pu se relever. La douleur lancinante avait disparue. Il pouvait se mettre debout et marcher…

Réjouissons-nous …. Alléluia ….   Seigneur tu donnes la Vie en abondance …

170511 Veillee LourdePrions tous afin que Jean-Michel ait la force d’offrir humblement cette guérison et qu’elle rayonne auprès de tous ceux qui sont dans la nuit de la souffrance….

Aimer, c’est tout donner,

Aimer, c’est tout donner,

Aimer, c’est tout donner,

Et se donner soi-même.

Le Seigneur Dieu est un soleil,

il est un bouclier.

Le Seigneur donne la grâce,

il donne la gloire.

Ps 83, 12a 

Guéris-nous, Sauve-nous, Donne-nous la Paix !

JM Augereau 1Jean-Michel Audureau, diacre, conseiller spirituel du groupe de Rennes, relit pour nous la dimension spirituelle de ce moment « magnifique et bouleversant » du pèlerinage 2017 à Lourdes, où il a reçu du Seigneur la grâce d’une guérison, au cours de la soirée d’adoration eucharistique.

Atteint depuis de nombreuses années d’une discopathie dégénérative, Jean-Michel a été opéré en 2009 de la colonne vertébrale, mais souffrait malgré tout de lombalgies chroniques invalidantes, handicapant sérieusement sa vie quotidienne (marche difficile, station debout et assise douloureuses) et l’obligeant finalement depuis trois ans à utiliser un fauteuil roulant.

Depuis cette guérison inattendue et inexpliquée, il marche sans difficulté, a laissé son fauteuil roulant, ne souffre plus du tout et ne prend plus aucun traitement antalgique. Il se réhabitue peu à peu à une vie « debout », au service du Seigneur et de ses frères, et pour Sa gloire/

« Je pénètre avec la procession eucharistique dans la basilique souterraine Saint Pie X. Marchant avec mes frères diacres et prêtres dans la procession d’entrée, je passe au milieu de cette foule de personnes croyantes dont la ferveur se lit sur le visage. Je suis touché, ému. Je contemple aussi tous ces cœurs et ces corps souffrants que je sais animés d’une foi souvent éprouvée par la souffrance, à l’espérance fragilisée mais vive. Je suis guéri, ils sont là, encore en attente d’une grâce. Je pleure… »

JM Augereau 2Le refrain d’intercession proclame la vérité et la sincérité du cri de l’homme de foi :

« O, Seigneur, guéris-nous, O Seigneur, sauve-nous, donne-nous la Paix ! »

« Guéris-nous »… Guéris en nous tout ce qui nous altère, nous défigure, tout ce qui atteint, non pas notre dignité intrinsèque et fondamentale - elle est inaliénable-, mais qui atteint notre identité même, lorsque l’homme souffrant semble n’être plus réduit qu’à sa souffrance. Cette souffrance qui atteint aussi notre image familiale, sociale, lorsque les autres perdent de vue la richesse unique qui est et demeure en chacun de nous. Cette souffrance qui atteint notre confiance en nous et notre foi en Dieu, parfois, quand nous sommes empêchés d’entendre que nous sommes fils-fille bien aimé-e de Dieu, que nous avons du prix à ses yeux et qu’il nous aime (Isaïe 43, 4).

Mais, croyons-le : Quelle que soit la forme de guérison dont Il nous comble : guérison intérieure, guérison physique ou psychique, totale ou partielle… Il guérit !

Combien de témoignages j’ai entendus ces jours derniers, de vous, amis de Relais ! Ils disaient les grâces reçues « pour tenir debout », « pour avoir la force d’avancer », grâce de voir une amélioration de la santé d’un proche, ou de la sienne, mais aussi « de retrouver la foi et l’espérance ». Merci pour ces paroles ! Elles attestent de la force de l’amour, de la force de la vie… La vie en Dieu que l’on choisit !

« Sauve-nous »… Venu annoncer aux hommes cet Amour infini du Père, Jésus est pourtant mort sur la croix ! A notre tour (ne cherchant pas la croix, mais consentant à passer par elle), nous crions vers lui, implorons son pardon, sa force et sa miséricorde.

C’est un cri de confiance, en réponse à la question aimante du Sauveur : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » (Luc 18,40). C’est aussi la réponse à la supplique du Père Tout-Amour à ses enfants : « Choisis donc la vie ! » (Deut. 30, 19).

Il nous sauve, c’est-à-dire qu’avec notre adhésion, Il nous ressuscite avec Lui dès maintenant et pour l’Eternité d’Amour !

« Donne-nous la Paix » … C’est bien là la grâce première, la guérison vitale, essentielle, dont nous avons tous besoin : nos proches malades psychiques comme nous-mêmes. Une paix douce et chaude, bien que fragile à certains jours, qui permet de s’ouvrir en confiance et abandon, de lâcher prise, pour pleinement entrer dans son Amour.

Ce fut la paix de la Cité Saint Pierre, et des temps vécus aux sanctuaires, ce fut la paix échangée avant de recevoir Jésus en son eucharistie, ce fut la paix bien au-delà de nos propres forces et possibilités.

La Paix d’un cœur offert, gratuitement. La Paix incarnée dans nos vies troublées.

La Paix qui ouvre le chemin de la communion !

Merci, Seigneur, pour la Paix qui a régné sur notre pèlerinage ! Merci pour la communion des âmes dans leurs fragilités !

Ensemble, nous pouvons attester que le Christ ressuscité donne sa Paix à toute personne qui la lui demande.

Avec Marie, nous apprenons sans cesse à magnifier l’humain, lorsque par un fragile « oui », image du « Fiat » de la Vierge et de l’obéissance confiante et humble de Bernadette, nous adhérons à notre Salut, consentons à notre conversion et à notre guérison, et vivons de la Paix.

Par la grâce de l’intercession Mariale et par la grâce des dons que nous avons reçus, c’est chaque jour que nous choisirons la Vie et porterons du fruit, un fruit qui demeure (Jn. 15, 16).

Merci, Marie ! Gloire à toi, Seigneur Jésus !    

J.M. Audureau- Dimanche 14 mai 2017

Rencontre régionale Relais Lumière Espérance Paris Ile de France le 4 juin 2016

Dans le cadre d’une rencontre organisée par le groupe Relais Lumière Espérance Paris Ile de France chez les Lazaristes rue de Sèvres à Paris, le père Christian Maheas, aumônier de l’Arche et conseiller spirituel de l’OCH, à partir de son expérience personnelle nous a nous témoigné de l’évolution de sa vie, de nos vies de proches de personnes atteints de troubles psychiques, entre humiliation et bénédiction, si nous nous attachons à suivre les préceptes évangéliques.

Ecouter cet Exposé

Rencontre nationale Relais Lumière Espérance 2013 à Bordeaux

Dialogue entre deux amies qui ont travaillé ensemble plus 25 ans, la responsable et la doyenne du groupe (94 ans) qui a toujours fait l’admiration de tous par son enthousiasme, sa vitalité extraordinaire et sa foi, une foi immense, humble et très profonde. Elle nous partage un petit peu de sa vie, 16 ans de Relais et plus de 40 ans de son existence de combat pour un de ces fils atteint de troubles psychiques.

Ecoutez l’enregistrement audio de ce dialogue :


Témoignages sur le thème de la LUMIERE, par deux tandems composés chacun d’un Conseiller spirituel et d’un laïc. Puis partage en groupes

Tout d’abord un tandem issu du groupe de Versailles

1206 témoignages Ph1

Ecouter leur témoignage :  

Puis un autre issu du groupe de la boucle de la seine

1206  Témoignages Ph2

Ecouter leur témoignage : 


Témoignages sur le thème de l’Espérance, par deux tandems composés chacun d’un Conseiller spirituel et d’un laïc.

D’abord un groupe issu du groupe de Moulins sur Allier

1206 Témoignages Ph3

Ecouter leur témoignage :

Puis un autre issu du groupe de Rennes

1206 témoignages PH4

Ecouter leur témoignage :

 

Comment garder l’espérance alors que le quotidien est si lourd

Une mamie mariée depuis 47 ans ,4 grands enfants dont un fils et une fille sont malades psychiques depuis plus de 20 ans tente avec son mari de trouver un équilibre de vie pour tenir le coup. Malgré, au fil des années, les espoirs déçus, les remises en cause de ce que l’on croyait acquis, les attentes insatisfaites, les peurs pour l’avenir, l’Espérance est là, telle une dame discrète, se traduisant par un appel intérieur qui redonne élan.

« Oui ! Le Seigneur m’a souvent sauvée de l’abîme et remise debout.

Oui ! Le Seigneur me parle à travers maintes occasions et en prendre conscience me permet d’espérer et de continuer à avancer.

OUI ! Il y a une lumière dans la nuit, une issue, une fenêtre qui s’ouvre

OUI ! C’est à travers les autres que nous découvrons la Présence de Dieu.

Parfois c’est à travers une erreur,  une remise en cause de l’un ou l’autre de nos enfants ou de professionnels que Dieu m’a parlé et appelé à changer d’attitude. Cela a rouvert un chemin inattendu. »

Accompagner en Eglise les personnes en souffrance psychique

A partir de votre expérience, qu’est-ce qui vous habite dans votre manière d’accompagner ?  A quoi êtes-vous attentif ? Qu’est-ce qui vous tient à cœur ? Et si vous ne deviez retenir qu’une question ou qu’une difficulté, que retiendriez-vous ?

Mon expérience a été pendant 15 longues années  celle, quotidienne,  de père dans une  famille déstabilisée, pour ne pas dire dévastée, par la maladie psychique de 2 enfants sur les 4 de la fratrie.

Elle est maintenant celle d’un père accompagnant à distance ces 2 enfants.

Témoignage de mon vécu en couple, pendant 6 années, avec mon compagnon Didier, décédé accidentellement il y a 3 ans alors qu’il se baignait en mer.

Témoignage d'une personne du groupe de Grenoble fait au cours de la Rencontre du 10 octobre 2010 du groupe RELAIS d’Amitié et de Prière de Lyon au Carmel de Fourvière

J’ai regroupé mon vécu sous forme de 6 réalités:

Dieu ne donne pas quelque chose, il nous donne quelqu’un.

Ecouter le témoignage :


Depuis l’adolescence, ma sœur Marie-Thérèse était dans la fragilité de la maladie psychique qui l’a amenée à interrompre ses études. Pendant trois décennies elle a vécu avec notre mère qui a assumé ses troubles avec beaucoup de patience, de dévouement  et d’amour malgré des épisodes très aigus. J’avais conscience des difficultés, mais la distance géographique faisait que je les vivais seulement quelques semaines par an.

Invités à donner leur témoignage, l'un de  père, et l'autre de psychiatre convaincue de la nécessité du travail avec les familles, Joseph Gressin et le Docteur Dominique Soyris ont choisi, en dernière minute, d'offrir  un dialogue sur leurs itinéraires entrecroisés face à la maladie et avec la personne malade. Chacun étant bien situé à sa place dans l'accompagnement, ils ont profondément touché les participants.
l'écoute est découpée en 3 Morceaux d'environ 16 minutes

Écouter la première partie  :

 

 Dominique Anne Soyris

Généraliste devenue psychiatre, le Dr Soyris accompagne des familles de malades psychiques depuis des années – notamment  celle de Joseph Gressin, où la collaboration malade-famille-soignant a été et est toujours très forte.
Son témoignage a porté sur la place du médecin par rapport à ces familles, le constat de leur désarroi face au développement de la maladie,  les interprétations forcément divergentes de la maladie et de ce qu’il faudrait faire, les limites du pouvoir des médecins, la nécessaire collaboration, voire alliance, entre famille, malade et soignants. Et enfin sur ce que lui apportent l’approche spirituelle et la participation à un groupe Relais.

Alors, les vacances ont été bonnes ? Redoutable question lorsque l'un de nos enfants, confrontés aux aléas de la maladie psychique, doit franchir l'épreuve des mois de juillet-août.

C’est aux mamans, cette fois-ci, que je pense. “Aux premières amies de leurs enfants, handicapés ou non”. Il est vrai que la maman d’un jeune adulte porteur d’un handicap psychique doit jouer un rôle tout particulier.

Devant l'irruption de la maladie d'une de ses filles, une Maman réussit à préserver l'unité de la famille dans l'Amour, malgré les réactions très différentes et les souffrances de chacun de ses membres.

« Alliance thérapeutique » : j'ai souvent entendu ces deux mots accolés et ils me plaisaient, tout en observant que ce terme n’évoquait rien de particulier pour mon enfant.

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Chaque Jeudi à l’heure d’un Angélus, nous prions pour tous les membres des groupes Relais Lumière Espérance. Ainsi, dans une prière commune nous nous soutenons tous les uns les autres.

Ecoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, Ô mon Dieu,
Sauve ton serviteur qui s’appuie sur Toi.

Extrait de la Prière de Relais

« Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie »

du Psaume 125

Vous pourrez trouver

des conférences, témoignages et méditations dans les buletins d'information de Relais “Le Lien” .

 Pour vous recevoir chaque semestre pendant un an "Le Lien",

Relais Lumière Espérance

90, avenue de Suffren

75738 Paris Cedex 15

« Le mieux est de remettre toutes choses entre les mains du bon Dieu et d'attendre les événements dans le calme et l'abandon à sa volonté.

C'est ce que je vais m'efforcer de faire. »

de la Bse Zélie Martin (face à une appréhension)