« Le souvenir me revient de cette parole venant de l’orthodoxie, qu’un ami m’a transmise : Lorsque quelqu’un tombe tout en bas de la pente, nous, occidentaux, lui disons « eh bien tu n’as plus qu’à remonter ! »...

Cette étrange parole suggère autre chose : « Lorsque tu tombes tout en bas de la pente… Creuse ! ».
Une idée de confiance me vient alors que je pétris ce puits : « ces années au désert, ce n’est peut-être pas en vain… peut-être qu’à force de creuser, d’espérer en ce puits, une source va jaillir… ».
Ce projet me « parle » avec force, il porte toute une histoire : c’est le puits de Jacob, lieu de rencontre entre la Samaritaine et Jésus… l’eau vive… les cinq maris… le lieu où adorer… et aussi un moment où Jésus se déclare explicitement comme étant le Messie…sans compter qu’avec un puits, on peut vivre au désert…

Jacob, lutteur et reconnu fort devant Dieu, est un homme blessé qui porte son histoire et marche en boitant…
Pendant de longues années, dans le désert il a creusé son puits, et ce n’est pas en vain. Attentif et patient, il y attend « quelqu’un ».

Un psaume en particulier m’habite, le psaume 139, qui dit de très belle manière, non pas que le Seigneur est partout, mais que là où je suis, IL EST.
Je vois que, dans l’Evangile, malades, aveugles, paralysés ne portent pas de nom. Ce constat me paraît important : à travers ces blessés, ces pauvres, ces exclus dont le nom est tu, Jésus ne nous rejoint-il pas en nos liens de pauvreté?
Aucun des miraculés de Jésus (sauf Lazare le démoniaque dont le nom est « légion » et l’aveugle Bartimée) ne porte de nom. Ils sont identifiés par leur handicap, leur maladie ou leur symptôme.
Tout se passe comme si l’identité de ces malades, le nom qu’ils ont reçu à leur naissance, leur « Moi » avait été mis en pièces par leur maladie et surtout par le regard que porte sur eux leur entourage, leur famille qui ne voit plus en eux que ce qui les marginalise.

Jésus guérit.
Mais il ne leur donne pas de nouveau nom : en les guérissant, il les libère de leur ancien « faux nom » que l’entourage leur fait porter et qui se trouve, de par la guérison, sans raison d’être. Alors, sans doute, peuvent-ils retrouver, pour peu qu’ils l’aient porté, leur nom de naissance, leur « vrai nom ».

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Chaque Jeudi à l’heure d’un Angélus, nous prions pour tous les membres des groupes Relais Lumière Espérance. Ainsi, dans une prière commune nous nous soutenons tous les uns les autres.

Ecoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, Ô mon Dieu,
Sauve ton serviteur qui s’appuie sur Toi.

Extrait de la Prière de Relais

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