Pour répondre aux besoins spécifiques des membres d’un groupe « Relais d’amitié et de prière », un enracinement local profond est indispensable, dans la ville, dans le département, dans la région.

Chaque membre sait combien les attentes d’un proche de malade psychique sont nombreuses, récurrentes, parfois urgentes, toujours très variées.

Besoins d’ordre religieux, médical, psychologique, administratif….

Certes, le besoin de prière est évoqué en premier, car le groupe est avant tout chrétien.

Mais le besoin d’entraide concrète se manifeste très vite en second lieu, en particulier au cours des réunions.

Ce sont parfois de véritables « SOS ». Ainsi, au mois d’août nous recevons un courriel :

« Est-ce que certains d'entre vous auraient des pistes de psy (psychiatres, psychothérapeutes, psychologues, coach....)? Je recherche pour ma fille un thérapeute de façon assez urgente, car elle rechute : Elle a arrêté ses médicaments il y a plus d'un mois, et a fait une nouvelle tentative de suicide il y a 3 jours ... »

C’est un devoir du « groupe d’amitié » que d’essayer de répondre aux attentes de ses membres.

En effet, Jésus nous dit : « C’est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices » (Math 9,13).

En l’occurrence, c’est la bonté manifestée par les membres du groupe qui importe et non seulement un rituel religieux.

Cette entraide peut se manifester par l’écoute et la compassion, et souvent par des échanges d’informations.

 

Comment le groupe peut-il être en mesure de répondre à ces besoins et donc d’assurer sa mission d’entraide ?

Il convient tout d’abord de veiller à maintenir des liens étroits avec le bureau de l’association : adhésion, participation aux rencontres nationales, lecture du « Lien »…

En effet, il assure l’existence et le bon fonctionnement de chaque groupe.

 

Mais ensuite, c’est sur le plan local que le groupe va puiser ses principales ressources et assurer sa pérennité, en se donnant les moyens de répondre concrètement aux attentes de ses membres.

 

Les relations engagées et maintenues avec le diocèse vont permettre, en particulier, de faire connaître la maladie psychique dans le milieu chrétien : pastorale de la santé, pastorale de la famille, écoles de l’enseignement catholique, paroisses, radio chrétienne…

 

Par exemple, les parents d’élèves et enseignants sont concernés : 1% de la population est atteinte de cette maladie qui se déclenche en général, entre 15 et 30 ans, environ.

Donc, dans une école de 1000 élèves, quelques cas peuvent apparaître en cours d’année ; aux parents et aux enseignants de les détecter pour qu’ils soient soignés rapidement.

Il faudrait donc qu’ils soient informés.

C’est également en expliquant la nature et les symptômes de la maladie psychique et toutes les répercussions sur la famille et l’entourage, que nous pouvons justifier la nécessité de l’existence de ces groupes Relais et de celle des conseillers spirituels spécifiques pour les accompagner.
Certes, une information peu agréable à entendre penseront certains, que peut-on faire penseront d’autres ?…Une charge de plus estimera le diocèse ? Mais pour convaincre, le groupe peut s’appuyer sur les paroles de Jésus : « Ce ne sont pas les gens bien-portants qui ont besoin du médecin, mais les malades » (Math 9,12).

 

Le soutien d’un conseiller spirituel nous semble fondamental dans un groupe, pour aider à prier, expliquer la Parole, et rappeler sans cesse la tendresse de Dieu.

Que les membres du groupe retrouvent le chemin de la paix, malgré tout ! « Heureux ceux qui souffrent, ils seront consolés » ; quel paradoxe à expliquer !

Ce message d’Espérance chrétienne, qui peut, mieux qu’un conseiller spirituel, le faire passer ?

 

Les relations avec les autres groupes « Relais » de la région sont également à développer pour resserrer les liens, s’inspirer des solutions existantes.

C’est souvent « à l’image » d’un groupe existant que se crée un nouveau groupe qui pourra répondre aux attentes d’autres proches de malades psychiques.

C’est ainsi que plusieurs groupes « Relais » se sont formés dans la région ouest.

 

En plus de l’aspect proprement religieux, il importe que le groupe entretienne des relations privilégiées avec les institutions laïques locales : avec des associations spécialisées comme l’UNAFAM, les GEM (Groupes d’Entraide Mutuelle), … les instituts, hôpitaux, établissements de soins, les administrations : MDPH (maison départementale des personnes handicapées), les services d’action sociale.…

En effet, ces organismes sont  nombreux,  très différents dans leur fonction, et souvent peu ou mal connus, y compris des psychiatres.

Dans ce but, le groupe pourrait se constituer peu à peu un « dossier de renseignements » sur chacune de ces structures locales afin de pouvoir renseigner utilement les membres.

 

Ainsi donc, le  groupe Relais se veut-il une communauté où se vivent l’amitié et la prière, l’entraide et le repos. Dans cette perspective,  il doit tisser une « toile », à la façon des internautes, pour développer et maintenir les relations locales, et ainsi aider chaque membre à vivre dans la confiance et l’Espérance.

 

Françoise et Raymond Baudouin

Groupe « Relais » de Rennes

 

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Chaque Jeudi à l’heure d’un Angélus, nous prions pour tous les membres des groupes Relais Lumière Espérance. Ainsi, dans une prière commune nous nous soutenons tous les uns les autres.

Ecoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, Ô mon Dieu,
Sauve ton serviteur qui s’appuie sur Toi.

Extrait de la Prière de Relais