Je rencontrais récemment un ami dont les parents, fort âgés, subissent les limites du grand âge, dont l’un des frères est trisomique, et dont l’une des filles est atteinte d’une maladie psychique.

Il me disait sa grande fatigue sous le poids d’une telle charge. Tout en ajoutant qu’il n’osait jamais se plaindre à cause de ses engagements de chrétien: aimer à la manière du Christ et vivre en pleine fidélité aux commandements du Seigneur.

Il ajoutait: «Cela me fait du bien de pouvoir exprimer librement ma souffrance intérieure, sans craindre une mauvaise interprétation».

Cette conversation illustre l’intuition qui justifie les groupes RELAIS. Ces groupes permettent de parler, d’exprimer la souffrance intérieure sans cesse active. Ils admettent le cri spontané du coeur qui n’en peut plus.

Ils donnent l’occasion d’entendre les aspirations des autres à la rencontre de frères et de soeurs capables de comprendre sans condamner. Ils ouvrent l’esprit à des Paroles venant du Seigneur. Celles-ci renforcent le courage et l’espérance, sans nier ni supprimer la souffrance.

Me reviennent en mémoire des paroles que l’Esprit de Dieu a inspirées à des croyants submergés par la détresse intérieure.

«Le Seigneur est proche de ceux qui l’invoquent. Il écoute leur cri. Il les sauve» «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? «Mon Dieu, le jour je t’appelle au secours, mais tu ne réponds pas; et la nuit encore, sans repos…Ne reste donc pas loin de moi…Mon courage fond en moi comme la cire. J’ai la gorge complètement sèche…Ne reste pas si loin; toi qui es ma force, viens vite à mon secours». (Psaume 22)

Et cette proposition du Christ: «Venez à moi vous tous qui êtes fatigués de porter un lourd fardeau et je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et laissez-moi vous instruire, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos pour vousmêmes. Le joug que je vous invite à prendre est facile à porter et le fardeau que je vous propose est léger» (Matthieu 11.28-30).

Jésus a prononcé ces paroles en regardant la foule et en devinant ce qui tourmentait le coeur de beaucoup d’hommes et de femmes. «Jésus parcourait villes et villages. Il enseignait la Bonne Nouvelle. Son coeur fut rempli de pitié pour les foules qu’il voyait, car ces gens étaient fatigués et découragés, comme un troupeau qui n’a pas de berger. Il dit alors à ses disciples: «La moisson à faire est grande, mais il y a peu d’ouvriers pour cela» (Matthieu 9.35-37).

Tout cela est parfaitement d’actualité. Beaucoup souffrent, mais ils ne trouvent personne à qui le dire. Beaucoup ont envie de crier, mais ils n’osent pas le faire.

Les ouvriers pour cette moisson, c’est vous, amis, frères et soeurs, époux, parents. Vous, en premier lieu! Si vous croyez en votre possibilité de vous écouter, de vous parler, de laisser les paroles de Dieu traverser vos cris et votre courage.

Quiconque souffre éprouve le besoin de crier. C’est humain. Ce n’est pas coupable. La Bible met sur les lèvres de très bons croyants des cris poussés vers Dieu, et même contre Dieu! «Mon Dieu, pourquoi dors-tu? Réveille-toi!» . «Pourquoi suis-je né? Pourquoi m’as-tu tiré du ventre de ma mère?» (Voir le livre de Job, en particulier, et d’autres plaintes du prophète Jérémie).

Dieu ne condamne jamais ceux qui parlent ainsi. Il n’y voit pas un abandon de la foi, même pas un manque d’amour. Il a grande compassion. Il comprend. La Bible le présente comme un Dieu qui souffre de voir tant de malheurs blesser ceux qu’il a créés pour le bonheur. Il répond, en donnant à chacun ce dont il a besoin, au fur et à mesure, pour porter son fardeau sans en être écrasé, pour entrevoir une lueur d’espérance.

«Heureux ceux qui se savent pauvres en eux-mêmes, car le Royaume des cieux est à eux. Heureux ceux qui ont faim et soif de vivre comme Dieu le demande, car Dieu exaucera leur désir! Heureux ceux qui ont de la compassion pour autrui, car Dieu aura de la compassion pour eux!» (Matthieu, 5.1- 12).

Si vous faites confiance à ces perspectives de vie proclamées par le Seigneur Jésus, si vous essayez de les vivre en groupes Relais, alors la paix du coeur vous sera donnée.

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Chaque Jeudi à l’heure d’un Angélus, nous prions pour tous les membres des groupes Relais Lumière Espérance. Ainsi, dans une prière commune nous nous soutenons tous les uns les autres.

Ecoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, Ô mon Dieu,
Sauve ton serviteur qui s’appuie sur Toi.

Extrait de la Prière de Relais