Il a fallu trois ans à Jésus pour préparer ses disciples à recevoir les dons de l’Esprit Saint. La rencontre avec le Christ n’est jamais facile. C’est une préparation de notre coeur à l’accueil de l’Esprit.

La présence du Christ nous permet de voir dans la Lumière la vérité de la richesse et de la souffrance de la personne malade dans notre famille.

Jésus n’est pas mort sur la Croix, seulement parce qu’il était nécessaire qu’il souffre mais pour être face aux hommes comme le plus pauvre d’entre les pauvres et pour que nous découvrions nos incapacités radicales à aimer nos frères et à aimer Dieu dans la pauvreté. Il est le «Père des pauvres» (cf le Veni Creator). C’est à dire que pour le recevoir il faut ne plus rien avoir, ne plus rien pouvoir. Le sacrement des malades permet de découvrir en communauté la présence de l’Esprit Saint dans la faiblesse. L’Esprit Saint vient dans la compassion et la douceur s’emparer du coeur de celui qui psychiquement ou physiquement n’en peut plus et se trouve confronté au mystère de sa propre mort. Il vient aussi habiter le coeur de ceux qui avec cette personne se trouvent confrontés à cette pauvreté. Nous devons laisser l’Esprit Saint faire ce que nous ne sommes pas capables de réaliser,parce que nous sommes les tout petits enfants de Dieu.

La découverte de l’Esprit Saint dans nos familles consiste à se reposer spirituellement, psychiquement et même physiquement sur Lui en prenant conscience du concret de sa présence. Il est «comme les mains du Père», expression de Sainte Thérèse de Lisieux. Il est compassion et tendresse de Dieu qui vient nous apprendre à vivre ce que nous pouvons et ce que nous ne pouvons pas auprès de Lui dans l’Amour et comme une occasion de laisser notre coeur s’agrandir. Que pouvons faire humainement pour le membre de notre famille qui a des difficultés psychiques? : «Aménager son malheur» ? c’est à dire mettre quelques petites fleurs au milieu de notre désespoi ? Lorsque nous sommes inefficaces nous pouvons encore être des «instruments» de l’Esprit Saint. Si l’Esprit Saint nous est donné par la blessure du côté du Christ, c’est pour nous faire comprendre que Dieu agit, est efficace lorsque le Christ est mort, n’a plus aucune efficacité. La vieillesse est un exemple d’inefficacité progressive, d’instrumentalité de la présence silencieuse gratuite. Les grands-parents acceptent souvent de vivre cela et font ainsi l’expérience de la compassion. L’Esprit Saint peut agir et nous révéler comment la famille est un lieu de communion, de pardon, de paix parce qu’il est là.

Pas une clé, mais un chemin, c’est la Vierge Marie. Dans la sagesse de Dieu, l’Esprit Saint est inséparable de la Vierge Marie. Plus nous découvrons l’Esprit Saint, plus nous découvrons comment Marie est comme le visage humain que l’Esprit Saint a voulu prendre pour nous. La Vierge Marie nous fait comprendre que la vocation propre d’une famille est la communion, qui est très exigeante. Chaque famille est appelée par Jean Paul II à être «église domestique» où le pardon est pratiqué tous les jours. Notre membre malade pourra y faire l’expérience de l’Amour et de la Lumière de Dieu.

A Longchamp (lors des JMJ de 1997 NDLR), les jeunes ont fait une expérience très profonde. La faiblesse de Jean Paul II, instrument de la Paternité de Dieu, était l’occasion d’une expérience de l’Amour de Dieu pour eux. Dans l’expérience de la faiblesse, on découvre comment l’essentiel est de se laisser aimer et de laisser Dieu se servir de nous d’une manière qui n’est pas efficace mais féconde et qui porte du fruit dans le coeur de nos frères. Nous appuyer sur nos forces pour éviter de nous appuyer sur Dieu, c’est notre tentation. Le malade dans notre famille vient nous aider à laisser la présence de Dieu se servir de notre présence inutile, gratuite.



Le Père Samuel a bien voulu ouvrir notre journée par cet exposé. Il a lui-même un frère malade mental que sa famille accompagne depuis plusieurs années dans les difficultés et l’épreuve. La communauté Saint Jean a des liens très profonds avec Jean VANIER et Marie - Hélène MATHIEU, comme avec toutes les familles spirituelles nées dans les années 1970 de la présence de l’Esprit Saint à l’oeuvre dans le Renouveau de l’Eglise. Leur attention commune se tourne vers les pauvretés du coeur, de l’intelligence et du corps.

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Chaque Jeudi à l’heure d’un Angélus, nous prions pour tous les membres des groupes Relais Lumière Espérance. Ainsi, dans une prière commune nous nous soutenons tous les uns les autres.

Ecoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, Ô mon Dieu,
Sauve ton serviteur qui s’appuie sur Toi.

Extrait de la Prière de Relais

Livre de Josué (1, 1.5b ; 6-9)

Après la mort de Moïse, serviteur de
Yahvé, Yahvé parla à Josué, fils de Nûn,
l’auxiliaire de Moïse, et lui dit (…):
« Je serai avec toi comme j’ai été avec
Moïse, je ne t’abandonnerai point ni ne
te délaisserai. (…)
Sois fort et tiens bon, car c’est toi
qui vas mettre ce peuple en possession
du pays que j’ai juré à ses pères de lui
donner.
Seulement, sois fort et tiens très
bon pour veiller à agir selon toute la
Loi
que mon serviteur Moïse t’a
prescrite.
Ne t’en écarte ni à droite ni à gauche,
afin de réussir dans toutes
tes démarches.
*Que le livre de cette Loi soit toujours sur
tes lèvres : médite le jour et nuit afin de
veiller à agir selon tout ce qui y est écrit.
C’est alors que tu seras heureux dans
tes entreprises et réussiras. Ne t'ai-je
pas donné cet ordre : sois fort et tiens
bon ! Sois sans crainte ni frayeur, car
Yahvé ton Dieu est avec toi dans toutes
tes démarches. »

 

« A tes yeux
mille ans
sont comme hier

C’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit »

du Psaume 89/90

Vous pourrez trouver

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« Le mieux est de remettre toutes choses entre les mains du bon Dieu et d'attendre les événements dans le calme et l'abandon à sa volonté.

C'est ce que je vais m'efforcer de faire. »

de la Bse Zélie Martin (face à une appréhension)