Que faire quand tout bascule ?
Sophie Viguier-Vinson
Le Pèlerin

Extrait :

L’enfant, le parent, le frère, l’ami bascule un jour, touché par une maladie psychique, et l’on est soi-même ébranlé. Passé un temps d’incompréhension et de doutes, quel autre chemin de vie envisageravec ceux que l’on aime ?

Quand j’ai rencontré Hervé, mon mari, c’était la douceur même. Il était attentif, d’humeur égale. J’étais conquise et nous nous sommes vite mariés, se souvient Annick, 50 ans. Mais après plus d’un an de vie commune, il y eut un clash très violent. Puis un autre quelques mois après et les crises ont fini par se rapprocher au fil des années. Pourquoi ? Je ne comprenais jamais vraiment ce qui le mettait hors de lui. »

L’orage peut assombrir ainsi un beau ciel d’été comme celui d’Annick, dont le mari s’est révélé maniaco-dépressif. Les proches des malades le confient : tout a l’air d’aller pour le mieux, le conjoint est formidable, l’enfant épanoui, l’ami plein d’entrain, puis un visage qu’on ne connaissait pas surgit brusquement. La vie reprend son cours, on veut croire que tout va bien et l’on met ce passage à vide sur le compte d’un caractère particulier qu’il faut accepter… Jusqu’au jour où l’on ne peut nier l’évidence. Ça ne va pas. Mais qui va mal ? Annick s’est aussi longtemps demandé si ce n’était pas elle qui était en tort dans leurs disputes récurrentes ou, même, qui perdait la tête !

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paru dans le Pèlerin N° 6586 du 19 février 2009

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