Partenaires ou amis

L'Office Chrétien des personnes Handicapées

Nous reproduisons ici une déclaration du directeur de l'OCH en 2004 retraçant les liens de Relais avec cet organisme

“L’apparition du handicap, quel qu’il soit, est une souffrance, et génère une détresse parfois immense. La solitude, l’incompréhension, parfois même le rejet, accompagnent trop souvent cette détresse, et en multiplient les effets destructeurs. Ne pas rester seul est vital.

C’est sur cette intuition que l’OCH a soutenu, voire suscité, de nombreuses initiatives qui permettent aux personnes handicapées elles-mêmes, à leurs familles, à leurs proches, de se mettre ensemble, dans une attitude de rencontre, d’amitié, d’écoute mutuelle, de réflexion et de prière. De ces rencontres jaillissent, peu à peu, mystérieusement une Espérance, une découverte de Dieu qui se révèle alors proche, aimant profondément la personne souffrante, aimant profondément celui qui « souffre avec » : une expérience de compassion, de communion, qui remet debout celui qui ploie sous le joug de cette souffrance, et dans laquelle le plus fragile peut devenir aussi source de vie. C’est sur cette même intuition que l’OCH, le Secours catholique et quelques proches ont suscité, en 1983, le mouvement Relais d’amitié et de prière, à la demande de Line Cuny, engagée dans l’UNAFAM. A côté de cette association très active et efficace, Line estimait indispensable l’existence d’un lieu de réflexion, d’amitié, inspiré par la foi chrétienne et nourri par la prière. Par ailleurs, les permanences d’accueil de l’OCH ont été de plus en plus sollicitées par des personnes éprouvées par la souffrance psychique. Au-delà de l’écoute, de la mise à plat, de la compréhension des difficultés, des conseils pratiques... l’OCH recommande souvent aux familles l'existence de Relais comme un lieu-ressource pour faire face à cette réalité qui bouscule leur vie et cheminer avec elles.

C’est aussi la raison pour laquelle la revue Ombres et Lumière, dont une des vocations est de créer du lien et d’apporter un éclairage, propose dans chaque numéro une réflexion ou des témoignages relatifs au handicap psychique. C’est enfin pour cette raison que chaque année l’OCH intègre ce handicap dans son cycle de conférences rencontres. Parce que nous voulons témoigner que les personnes touchées par les troubles psychiques, dans leur fragilité même, appellent vivement notre société à ré humaniser nos liens : nous ne ferons pas une société juste et paisible sans eux.

C’est la conviction commune que partagent l’OCH et Relais. Chacun, avec ses missions si différentes et si complémentaires, a besoin de l’autre. Merci à Relais de développer sa mission si nécessaire aujourd’hui ”

Philippe de Lachapelle
Directeur de l’OCH

http://www.och.asso.fr/

 

l'UNAFAM

Union nationale des amis et familles de malades psychiques

“De temps en temps on peut se demander si dans une certaine mesure l’UNAFAM et RELAIS ne se font pas un peu “concurrence” ?

C’est vrai que nous nous adressons essentiellement aux mêmes personnes. A l’expérience de très nombreux contacts téléphoniques avec des personnes qui ne nous connaissent pas et désirent en savoir plus, je découvre des détresses immenses, des solitudes terribles. Et quand je pose la question rituelle : “Connaissez-vous l’UNAFAM ?” souvent la réponse est négative. C’est seulement après avoir expliqué l’aide qu’elles peuvent trouver auprès de cette association et leur en avoir donné les coordonnées, que l’on peut parler de RELAIS: qui nous sommes et ce que nous proposons. A y regarder de plus près on voit combien, chez ceux qui ont la foi, le besoin d’aide concrète et le besoin spirituel s’entremêlent. Alors on découvre combien est grande la complémentarité des deux mouvements pour nous, membres de RELAIS.

Nous disons souvent qu’il faut beaucoup de temps pour accepter la maladie psychique d’un proche, pour comprendre sa souffrance, pour savoir dialoguer avec les soignants. Quand ils commencent enfin à émerger du drame immédiat, beaucoup de chrétiens sentent le besoin de se tourner vers ceux qui partagent les mêmes épreuves pour leur apporter ce qui les a aidés à traverser la nuit. J’ai une immense admiration pour tous les membres de RELAIS qui se dévouent sans compter au sein des sections UNAFAM. Et combien d’entre eux ont pris aussi en charge des responsabilités dans notre mouvement !

Etre membres d’un mouvement d’Eglise à vocation essentiellement spirituelle, et en même temps œuvrer à l’UNAFAM, association non-confessionnelle, est une réalité très enrichissante qu'il nous faut encourager de part et d'autre, autant qu'il est possible.

http://www.unafam.org/

 

Amitié Espérance estune réponse fraternelle proposée aux personnes
éprouvées par la souffrance psychique ou liée à un état dépressif.

150517 Amitie EspLes mots "autres" et "personnes" semble premier dans la démarche de ce compagnonnage fraternel proposé en réponse à l’intuition fondatrice d’Amitié Espérance : l'amitié, la rencontre, le partage, l'entraide, la solidarité et l'espérance, c'est la réponse à l'une des formes de pauvreté qui affecte le plus la personnalité humaine, la lucidité, la maîtrise des comportements. les mots "amitié" et "espérance", viennent ensuite , puis les signes d’appartenance au mouvement et à l’Eglise, à Jésus-Christ. Viennent après cela les mots "groupe" donnant la mesure de l’attachement à ce lieu, ce temps privilégié de "partage" rendu possible grâce à la "confiance" dont chacun et chacune a besoin pour être en vérité ; "aimer", "don-ner" et "grandir". "L'accueil", "l’écoute" deviennent alors les outils du jardinier pour que l’arbre « Amitié Espérance » grandisse et porte encore plus de fruits, des fruits savoureux qui donnent goût à "la vie", qui rafraichissent et qui nourrissent notre "foi" et donnent "la joie" ! Alors les uns et les autres, dans la confiance se donnent l’objectif, se lancent le défi, "osent" faire un pas, parfois un petit, pour favoriser la croissance de l’arbre. Ils proposent ou s’engagent à, apporter de "l’énergie", "une pierre à l’édifice", "soutenir moralement", "donner sa présence", "être veilleur", apporter de la "convivialité", du "rire" pour accompagner nos frères en fragilité, en souffrance et aussi "annoncer le mouvement", "le faire connaître", un mouvement qui donne "le visage" d’un mouvement "ouvert", tourné vers l’extérieur. Alors chacun y va de son talent qu’il veut mettre au service des personnes, du groupe et du mouvement Amitié Espérance !

Extrait du bulletin n°12 d’Amitié Espérance

Au niveau local, la vie d’un groupe Amitié Espérance, c’est :

  • un lieu de parole pour aider à briser l’isolement, la solitude, l’enfermement et favoriser l’ouverture aux autres,
  • un lieu où le regard bienveillant sur la personne et sa souffrance permet le non-jugement et le respect mutuel ,
  • un lieu de vie simple, fraternelle, chaleureuse
  • un lieu de foi profonde en l’homme

Contact Amitié Espérance

Paroisse Notre Dame de la Paix sur Isac
14-16 rue Bizeul 44130 BLAIN
06 95 35 07 67

http://amitie-esperance.fr/faire-un-don.html

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Fédération des demeures des Sources Vives

Hébergement pour personnes en difficultés psychiques

140602 image 004Les demeures des Sources Vives sont des lieux d’hébergement pour personnes en difficultés psychiques sous forme de location individuelle avec des lieux communs (cuisine, salle à manger, salon, etc.) et des activités communes en vue d’un accroissement d’autonomie et d’une meilleure insertion dans la société. »

 
Un exemple : La Maison des Sources à La Châtaigneraie (Vendée)

Témoignage de Joël Tricoire, ancien président de l’association, au séminaire organisé par Amitié Espérance, en Mai 2007 à Nantes : « Cheminer en Eglise avec la personne en souffrance psychique »
(Les noms des organismes ont été mis à jour)

“Nous avons créé un lieu de vie où les personnes se retrouvent, garçons et filles, avec leur chambre, leur salle de bains, leur indépendance totale. Il existe aussi des lieux communs où ils peuvent vivre leur vie de tous les jours et y développer des activités. Il s’agit d’une structure très légère. Et depuis 4 ans que nous avons ouvert cette maison, nous pouvons dire que c’est une réussite. Sans cette possibilité, la personne en souffrance psychique fait des allers-retours entre l’hôpital et sa maison, ou vit isolée dans un appartement, avec tout ce que cela comporte.

La caractéristique de ces maisons est de proposer une capacité d’accueil de 7-8 personnes, pas plus, pour vivre comme une famille, et essayer, grâce à l’association, d’intégrer ces personnes le plus possible dans la cité. Dans notre maison, et c’est un peu pareil dans les autres maisons, nous avons créé des activités diverses : cours d’icône pour une personne, équitation pour une autre, groupe de marche, théâtre, chorale, musique, jardin, … On s’est aperçu que, même si la population alentour a toujours tendance à observer les personnes de la maison, petit à petit, ces personnes se sont très bien intégrées dans la cité, et maintenant elles sont acceptées. Le regard est tellement important pour ces personnes. On s’aperçoit aujourd’hui que cette initiative marche très bien, et un des objectifs de notre association est de créer d’autres maisons.
S’il y a autour de vous des personnes qui ont la volonté de créer des maisons d’accueil de ce genre, qu’elles n’hésitent pas à nous contacter. Nous leur donnerons toutes les informations nécessaires. Actuellement, il existe six maisons, une septième va ouvrir à Rouen. Notre démarche est de créer une famille. On ne s’imagine pas l’aide qu’il y a entre les membres de cette « famille ». Dès qu’une personne est souffrante, malade, plusieurs s’en soucient et j’avoue que c’est merveilleux de vivre cela.
La difficulté est d’arriver à convaincre les autorités de la région, du département, des communes. Aujourd’hui, on imagine que la maladie psychique est quelque chose d’abstrait. Il existe des ESAT, des foyers occupationnels, or la population de nos maisons n’est absolument pas adaptée. Il n’existe rien pour les personnes en souffrance psychique.
Chaque résident touche l’A.A.H. (Allocation aux Adultes Handicapés) et une aide à l’autonomie lorsqu’ils sont reconnus à 80% par la MDPH. Au départ, ce sont uniquement l’aide des familles et les revenus des résidents qui nous ont permis de mettre cette structure en place. En réalité, il y a un accompagnement léger et un support à travers la cité et, bien sûr, les membres de l’association. Il faut créer une association avec des gens qui se sentent responsables et partie prenante. Il n’est pas nécessaire de créer des associations importantes ; il faut se limiter. Nous avons fonctionné un an de cette façon et nous sommes ensuite passés en Service à l’Accompagnement à la Vie Sociale (S.A.V.S.). La Vendée est un département assez généreux. Ceci nous permet de rester totalement autonomes. Les aides du Département servent pour les activités et les deux personnes que nous employons chacune à mi-temps.

http://dsv-sources-vives.fr

 

Les Invités au festin

Un extrait de l’intervention de la fondatrice, Marie-Noëlle Mouchet-Besançon, lors de la rencontre nationale de Relais en Novembre 2003.
L’intégralité de l’intervention est publiée dans Le Lien N°10

“La Maison des Sources comprend deux espaces distincts: « la Fontaine » pour l’accueil de jour et « les Capucines » pour la maison relais. L’esprit en est le même.

Ce lieu est une passerelle entre le monde des exclus et celui des inclus, un espace intermédiaire. Il n’y a pas de fossé entre ceux qui ont des problèmes, se marginalisent et sont marginalisés, et ceux qui vont bien, qui sont intégrés : il s’agit de « vivre avec », « d’être avec », « faire avec ». Ceci se fait dans un esprit de convivialité, de respect des personnes qui sont accueillies, écoutées, comme elles sont, avec leurs richesses et leurs limites, en vue de leur croissance, sans jugement, mais avec un regard positif, et dans un esprit d’ouverture sur l’extérieur. L’ambiance est chaleureuse, joyeuse, comparable à ce que peut apporter une famille : les liens noués sont forts, ils comblent le besoin d’appartenance, et aussi, en partie, les manques affectifs. Ils sécurisent, donnent des repères, un étayage à ces personnes en manque de structure : c’est un soutien quotidien au long cours pour elles qui se trouvent dans un vide existentiel et relationnel assez effrayant.

On demande aux personnes accueillies de participer à la construction de cet espace communautaire, selon leurs capacités, leur rythme. Elles ne sont pas assistées: elles sont appelées à donner, pas seulement à recevoir ; à prendre peu à peu des responsabilités, car c’est en devenant actrices au sein de l’association qu’elles pourront devenir actrices de leur propre vie et acquérir peu à peu une autonomie que certaines n’ont jamais eue.

http://www.lesinvitesaufestin.fr/

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Où sommes-nous ?

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Les personnes malades psychiques peuvent prendre contact avec
Amitié Espérance
qui a vocation à les accueillir

« Le Seigneur t'a porté comme un homme porte son fils, tout au long de la route que tu as parcourrue. »

du Livre du Deutéronome