Elle a rassemblé plus de 70 personnes. Elle avait pour thème de réflexion :
« Comment garder la paix face à l’épreuve, et quelle paix ? ».
avec comme support le psaume 22 (21) 2 -12 ; 25-27 : Souffrances et espoir du juste.

L’après-midi a été ponctuée par le témoignage du Dr J.C. Madelin, pédiatre spécialisé dans les adolescents, avec 25 ans de carrière hospitalière et dont un proche est malade psychique.

Souffrances et espoir du juste.

2-12
« Mon Dieu,  mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
Loin de me sauver, les paroles que je rugis ! »
Mon Dieu, le jour j’appelle, point de réponse,
la  nuit, pour moi point de silence.

Et toi pourtant, le Saint,
qui habites les louanges d’Israël !
En  toi nos pères ont espéré, et tu les as délivrés ;
vers  toi ils criaient, ils échappaient,
en toi ils espéraient, jamais en vain.

Et moi, ver et non pas homme,
honte  du genre humain, rebut du peuple,
tous  ceux qui me voient me bafouent,
leur bouche ricane, ils hochent  la tête :
« Il s’est remis à Yahvé, qu’il le libère !
Qu’il le délivre, puisqu’il est son ami ! »

C’est toi qui m’as tiré du ventre,
confié aux mamelles de ma mère ;
sur toi je fus jeté au sortir des entrailles ;
dès le ventre de ma mère, mon Dieu c’est toi.
Ne sois pas loin : proche est l’angoisse,
pour moi, point de secours !

25 -27
Car il n’a point méprisé,
ni  dédaigné la pauvreté du pauvre,
ni caché de lui sa face,
mais invoqué par lui il écouta.

C’est toi ma louange dans la grande assemblée,
j’accomplirai mes vœux devant ceux qui le craignent.
Les pauvres mangeront et seront rassasiés.
Ils loueront Yahvé, ceux qui le cherchent :
que  vive leur cœur à jamais !

Les réflexions du père Jean-Pierre Bouchain, conseiller spirituel, à partir de ce texte ont été centrées sur le mot « paix ».
Il a cité- et recommandé – « L’épreuve, ou le livre de la divine douceur », livre de Maurice Bellet, (paru aux éditions Desclée de Brouwer en 1988).  
…La paix est dans notre volonté de vivre, dans notre passion d’aimer ; elle est dans le lien aux autres, il faut la trouver à travers les rivages dangereux de la vie…La paix n’est pas un état stable. Elle se glisse dans le  désir de vivre, celui de notre proche malade, le nôtre…Nous devons  retrouver la vie dans et après l’épreuve. A Relais nous pouvons  goûter cette paix  du frêle matin de Pâques.

Le pasteur Philippe Hamon a mis en exergue l’affirmation du psalmiste : « Nous ne sommes pas des étrangers pour Dieu, nous sommes toujours accompagnés… »
Puis il a fait référence à la rencontre de l’aveugle Bartimée et de Jésus : Jésus ne le réduit pas à son infirmité, son handicap, son incapacité. Bartimée peut entendre la question « Que veux-tu que je fasse pour toi ». Nous aussi, sommes rejoints par Jésus, c’est la communauté qui répond à l’appel « lève toi ».

Après, des échanges ont eu lieu par petits groupes. Un des groupes réunissait des conjoints de malades psychiques.

L’après-midi, il y a eu le témoignage du Dr J.C Madelin, pédiatre spécialisé dans les adolescents, avec une longue carrière hospitalière (25 ans), et dont un proche est malade psychique.

Après avoir rappelé que la psychologie est totalement absente des études de médecine - lui-même  a complété sa formation par des études de psychologie - il a insisté sur l’importance de la relation des soignants avec la famille, de l’ouverture de l’hôpital à la famille, et d’une façon plus générale sur l’importance d’une approche globale du patient, incluant toute la famille, y compris les frères et sœurs. Il faut donc rechercher des soignants qui ont cette approche globale, qui installent ce lien soignants-malade-entourage.

En ce qui concerne les malades psychiques il a souligné leurs angoisses, leur vulnérabilité, qui les empêchent d’avoir une relation professionnelle stable et posent des problèmes avec la famille, les amis, et l’ensemble de la société. En effet leur vulnérabilité nous renvoie à la nôtre, et provoque des réactions de rejet, de  peur, de défense de l’entourage, y compris chez les soignants.

Il a également  insisté sur l’absence de culpabilité des familles. Dans le passé on a beaucoup culpabilisé les familles de malades psychiques, ce qui est une profonde erreur : les familles ne sont pas responsables !

Si on connaît encore mal l’origine des troubles, on sait que les malades psychiques souffrent d’anomalies au niveau du cerveau : par exemple, chez les schizophrènes, on observe une désorganisation pathologique d’une zone du cerveau, mais pour le moment aucun traitement n’empêche cette désorganisation de s’installer ; on ne sait pas « guérir », on peut seulement soulager. Pour soigner le médecin part de ce qu’il peut connaître, les symptômes. Mais les causes, on ne les connaît pas vraiment : le cerveau a été peu étudié au XX siècle,  les connaissances sont encore faibles, il faut continuer la recherche, mettre au point des traitements précoces qui empêcheront le développement de ces troubles.

Il a également  évoqué le refus des soins par le malade, qui est fréquent ; il n’y a pas de solution toute faite, c’est au médecin de rassurer le malade, qui refuse les soins parce qu’il a peur.

La réunion s’est terminée par la célébration de l’eucharistie.

Recherche

Où sommes-nous ?

carte google

Chaque Jeudi à l’heure d’un Angélus, nous prions pour tous les membres des groupes Relais Lumière Espérance. Ainsi, dans une prière commune nous nous soutenons tous les uns les autres.

Ecoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, Ô mon Dieu,
Sauve ton serviteur qui s’appuie sur Toi.

Extrait de la Prière de Relais