Echos de nos participations

Au cours de la rencontre :

Méditation avec le Père Jean-Pierre Bouchain : Saint Marc chapitre 10, versets 46 à 52 « L’aveugle à la sortie de Jéricho ! »

Le Père Jean-Pierre Bouchain, 63 ans, aumônier de l’hôpital psychiatrique Perray-Vaucluse, à Épinay-sur-Orge (Essonne).

Témoignage du Dr. CLÉRY-MELIN, Psychiatre.

 

Médecin spécialiste en Psychiatrie, le Docteur Philippe CLERY-MELIN, 65 ans, a fondé en 1998 le Groupe SINOUE, dont il est l'actuel PDG, et qui comporte 7 établissements psychiatriques privés spécialisés en psychiatrie générale et en gériatrie : Maison de Santé de Bellevue (92), Clinique du Château de Garches (92), Relais Jeunes de Sèvres (92), Etablissement Géronto-Psychiatrique de Rochebrune (92), Clinique Le Coteau (38), Centre Gérontologique de Château-Gombert (13), Clinique Saint-Antoine (34).
Chargé de Mission auprès des ministres des affaires sociales et de la santé de 1993 à 1995, puis conseiller auprès du ministre de la Culture (1995-1997), puis chargé de mission auprès du ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées de 2002 à 2004, puis conseiller du Ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille d’avril 2004 à janvier 2006. Il est l’auteur de plusieurs rapports ministériels, d’une contribution à la Loi relative à la Politique de Santé Publique (2003) sur la prévention de la violence, de deux Plans Psychiatrie et Santé Mentale (2003 puis 2005-2008).
Membre du Conseil de l’OPEPS (Office Parlementaire d’Evaluation des Politiques de Santé) de 2005 à 2008.
Secrétaire général de la FIEHP - Fédération Intersyndicale de l’Hospitalisation Privée (1997-2000), président de la Commission Sociale de l’Hospitalisation Privée et membre de la Conférence des Présidents et d'UNICE au CNPF (de 1996 à 1998).
Co-fondateur de l'Institut Santé Solidarité (CFA) dont il assure la présidence depuis 1999.
Trésorier-archiviste de la Société Médico-Psychologique depuis 1990.
Administrateur de la FONDATION FONDAMENTAL depuis mars 2008.
Administrateur du GCSMS RéHPSY (Réseau Handicap Psychique Rhône-Alpes) depuis juillet 2012.

Environ 60 personnes ont assisté à cette rencontre qui a eu lieu à la Maison des Lazariste 95, rue de Sèvres paris VI.

Le matin après les nouvelles données pat le responsable de groupe, nous avons prié à partir d’une prière du poète espagnol Antonio Machado : « Il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant » Vous la trouverez dans la rubrique Prière du site.

Puis le père Bouchain à médité sur l’évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (18, 1-8) Vous trouverez l’enregistrement audio de sa méditation dans la rubrique Méditation du site.

Ensuite, en petits groupes de 7 personnes, avec chacun son animateur, nous avons partagé à partir de cette méditation

Puis nous avons partagé un déjeuner à partir du sac

L’après-midi Sœur Germaine Nerome responsable du groupe Amitié Espérance de Paris XII, et une accompagnante du groupe ont fait Un exposé sur l’Association Amitié Espérance et le vécu du groupe de Paris.

La journée s’est terminée par une messe

Ecouter l’exposé sur Amitié Espérance :

4 octobre 2014

Le thème de la journée était «Il y-a-t-il une autre réponse à la souffrance que l’amour ?» 

141021 Pere Bouchain

 

Le père Bouchain a médité sur la parole du bon samaritain

Ecouter sa méditation : 

 

141021 Directeur Club HL’après-midi le directeur du club house Paris nous a parlé de ce que ce Club propose à ces adhérents.

Ecouter sa conférence : 

Samedi 13 mai 

Procession eucharistique

 

Chemin de croix en groupe de maximum 20

170512 1 Chem de croix

Présentation amitié espérance

Messe à la cité saint pierre

170512 2 messe

Homélie du père RATTI

170512 3 Homelie

 

écouter l'homélie :

 

 

 

 

 

Conférence de Mgr Guyard

écouter la conférence :

Vivre de la parole et de l’eucharistie

 

 

Vendredi 12 mai

Fil rouge de jean michel audureau

Fil rouge à écouter :

Jeudi 11 mai

Laudes

Messe à la grotte

Messe présidée par l’archevêque de Poitiers en présence de plusieurs pèlerinage diocésains et bénie par une abondante pluie.

Conférence du docteur de Franciscis

170511 2 Conferences

Groupe de partage

Adoration

170511 1 adoration

A la fin de l’adoration, Jean-Michel se lève de son fauteuil roulant, ne ressent plus de douleurs et marche

mercredi 10 mai : Veillée mariale

veillee a Lourdes

      Elle s’est terminée par une émouvante procession, chaque pèlerin allant déposé au pied de la vierge un oiseau de papier avec écrit dessus le nom d’un proche pour lequel il est venu déposer le fardeau dans les mains de Marie

Regarde Marie:

Chant invoque Marie

   La vie est une chance, saisis-la,

   La vie est beauté, admire-la,

   La vie est béatitude, savoure-la

   La vie est un rêve, fais-en une réalité

   La vie est un défi, fais-lui face.

   La vie est un devoir, accomplis-le

   La vie est un jeu, joue-le

   La vie est précieuse, prends en soin

   La vie est une richesse, conserve-la

   La vie est amour, jouis-en

   La vie est un mystère, perce-le

   La vie est promesse, remplis-la

   La vie est tristesse, surmonte-la

   La vie est un hymne, chante-le

   La vie est un combat, accepte-le

   La vie est une tragédie, prends-la à bras le corps

   La vie est une aventure, ose-la

   La vie est bonheur, mérite-le

   La vie est la vie , défends-la.

4 mai 2017 : les voeux de Marie Hélène Mathieu

170504 MH Mathieu

Cher Hubert,

Je me réjouissais beaucoup de participer au pèlerinage de Relais à Lourdes, et je suis vraiment triste aujourd’hui de vous dire que je ne pourrai malheureusement pas vous rejoindre, retenue par un déménagement qui va mobiliser toutes mes forces vives !

Mais croyez bien que je serai vraiment avec vous par le cœur et la prière, rendant de notre mouvement et de la bénédiction toute spéciale qu’il a reçue il y a dix ans des mains de la Vierge Marie. Je dirais presque un miracle : les guérisons des cœurs, les guérisons des blessures à vif de beaucoup d’entre nous, les tensions et même des conflits qui se manifestaient particulièrement au moment des assemblées générales.

Aujourd’hui, l’épreuve d'avoir un proche atteint d'un handicap psychique est toujours aussi douloureuse mais comme pacifiée par l’accompagnement de Jésus et de sa mère et par le partage du fardeau porté par les uns et les autres. Depuis 2007, il est merveilleux aussi de constater le jaillissement de nouveaux groupes Relais.

Avec vous, je rendrai grâce pour les responsables nationaux qui se sont succédés, épaulés par des membres du conseil plein d’un feu sacré et pour tous ceux qui ont accepté de s'engager pour que le mouvement grandisse et rayonne. Je pense particulièrement aux tout premiers, Line Cuny, Mgr Gaudillère, le père Philippe Deschamps, Jean Desalme et tant d’autres... Je n’oublie pas non plus tous ceux auprès de Dieu qui nous ont précédés au Ciel et veillent avec tant d’amour sur le mouvement.

Voulez-vous partager toute mon amitié avec tous les pèlerins en communion d'action de grâce et d'espérance avec chacun d'eux.

Marie-Hélène MATHIEU

Cliquer pour écouter l'intervention de Monique DURAND-WOOD

Dans l’épreuve, soyons humble et plein d’amour

 

     Exposé de Mme Monique Durand-Wood, ancienne aumônière d’hôpital psychiatrique et théologienne. Intervenante pour la Pastorale de la Santé et animatrice, au sein de La Maison de Tobie, de sessions de méditation biblique. Auteure de plusieurs ouvrages publiés aux Cerf : Ajouter foi à la folie (2009), Cap sur l’espérance (2014), Consolation, Avis de recherche (2018).

« Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2Cor, 12 10)

   Quand je suis malade, fiévreux, vidé, sans ressort, handicapé, infirme, anxieux, angoissé, est-ce alors que je suis fort ? Voilà qui est peu crédible. Les souffrances et les fatigues autour de soi disent le contraire. Pour ma part, lors des moments de crise de mon fils malade psychique, longtemps hospitalisé, je ne me sentais certainement pas forte. Lorsqu’on est affaibli, on est affaibli : il ne faut pas se raconter d’histoires.

   Le mot grec qu’utilise St Paul pour « faible », astheno, veut bien dire privé de force, de ressort, même parfois de toute espérance. Et pourtant, ajoute-t-il, la puissance de Dieu se déploie dans la faiblesse ! Comment cet homme qui a connu tant d’épreuves – il en dresse une liste dans ses Lettres – peut-il  nier  l’évidence ?  A moins qu’il ait introduit dans cette faiblesse quelque chose d’autre, un élément inhabituel, capable d’y instiller une force ?

   Nous observerons d’abord le contexte dans lequel St Paul s’exprime, et qui  fournit des premières clés. Nous verrons ensuite l’insistance chez lui de la grâce, cette grâce qui peut nous habiter si nous sommes en mesure de l’accueillir.

  Rappelons auparavant que toute l’aventure de Jésus est bâtie sur des paradoxes : un Dieu nouveau-né apparu dans une mangeoire, pour commencer ; et pour finir ce même Dieu mort supplicié sur une croix, entre deux brigands : scandale pour les Juifs et folie pour les Grecs, assurément. Ce Dieu fait Homme ressuscite, il est vrai, mais quelle étrangeté là encore. Son enseignement même est rempli de paradoxes, soit d’oppositions illogiques au premier abord : Heureux ceux qui pleurent ; Les derniers seront les premiers ; Aimez vos ennemis ; Bénissez ceux qui vous maudissent ; Invitez ceux qui ne peuvent pas vous le rendre, etc.

  Cet enseignement de Jésus, renversant, aide à mieux comprendre les contradictions apparentes de la parole de St Paul. L’apôtre a parfaitement entendu la parole du maître : à savoir que les valeurs du monde – le prestige, la richesse, la domination – sont désormais inversées. Non pas niées mais inversées. Faut-il y voir de la provocation ? Il semble que oui. Nous sommes provoqués, par la force de ces oppositions inhabituelles, à modifier notre regard, à élargir l’espace de notre tente, comme dit la Bible, à sortir de nos certitudes établies, à nous faire humble et accueillant. Ce qui ne va pas de soi.

    Le contexte dans lequel s’inscrit la parole de Paul aide à comprendre le motif de cette provocation. Il engage même à souscrire, dans les moments difficiles, à ce renversement des valeurs que portent les évangiles et à déceler là une force. Nous pouvons déjà observer ceci autour de nous : il arrive que des personnes considérées comme très fragiles – maladroites, vulnérables, handicapées – nous surprennent par des expressions soudaines de joie. Je pense à une petite fille, Carine, touchée par la maladie d'Angelman. Les enfants atteints de ce syndrome ont un retard mental important, ils parlent peu ou pas du tout, ne marchent pas ou alors à l'aide de prothèses. Autres « symptômes » décrits sur les sites qui traitent de cette maladie : ils sont joyeux, ils rient, ils battent des mains dès que quelque chose leur fait plaisir. Et c'est vrai que la petite Carine se montre ainsi. Reste qu’il est curieux d’énoncer la joie parmi des symptômes de maladie ! Le monde tourne vraiment à l'envers, parfois.

   Quand je suis faible c'est alors que je suis fort, affirme St Paul dans sa seconde lettre aux Corinthiens. Les lettres aux Corinthiens, après celle aux Romains, sont les plus longues des épîtres attribuées à Paul. C’est dire qu’elles sont réfléchies et argumentées : il s'agit, pour les toutes nouvelles communautés, de sortes de guides pratiques pour la vie spirituelle, individuelle et communautaire.

   Corinthe est une ville de Grèce alors très animée. Elle regroupe beaucoup d'activités portuaires, artisanales, sportives, ludiques. Les Corinthiens sont réputés pour leurs talents multiples, leur goût pour la compétition, leurs discussions qui tournent parfois en querelles, mais aussi pour une certaine propension à la débauche. Ils sont contents d’eux et même, aux yeux de Paul, méprisants à l'égard des « barbares » : soit tous ceux qui ne sont ni juifs ni grecs, y compris les Romains.  Bref, « ils s'y croient », et cela d’autant plus qu’ils développent un certain culte de la force physique et du prestige social. On ne connaît pas de sociétés, il est vrai, qui développent un culte de la faiblesse. Il n’y a guère qu’Alexandre Jollien, philosophe et handicapé, pour avoir osé un « Eloge de la faiblesse » dans un livre que j'évoquerai en conclusion.

  Corinthe, toutefois, a donné naissance à l’une des premières communautés chrétiennes. Ce qui n’empêche pas que les comportements laissent à désirer. Paul a observé de près les choses, mais est-il bien placé pour intervenir ? A l’inverse du modèle corinthien, en effet, il ne présente pas très bien : il n'est pas un barbare, certes - c'est un juif cultivé, de citoyenneté romaine et parlant grec, mais de piètre apparence. La tradition rapporte qu’il est petit et laid. Certains lui prêtent un aspect difforme et l’atteinte possible d’une maladie chronique. Lui-même, dans une lettre précédente se traite d'avorton.  Il dit, parlant de Jésus, « Il m'est enfin apparu à moi l'avorton ». Plusieurs fois, face aux Corinthiens altiers, il  évoque ses faiblesses ainsi que les misères qui l'accablent. Il avoue même : « bien que je ne sois rien ». Et puis, on connaît son histoire : sa conversion soudaine au Christ sur le chemin de Damas, alors qu'il portait le nom de Saül et persécutait les disciples de Jésus : hommes et femmes qu’il emmenait enchaînés devant les tribunaux. Il a aussi assisté à la lapidation d'Étienne. Son passé n’est donc pas reluisant, même si l’on sait qu'il voyage désormais beaucoup et prêche le Christ ressuscité dans presque tout le bassin méditerranéen. Mais enfin, il n'est pas l'un des Douze, et même s'il s'attribue le nom d'apôtre, il n'a pas été un disciple de Jésus.

   Il avoue entre autres : « Il m'a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan chargé de me souffleter pour que je ne me m’enorgueillisse pas. » Cette écharde dans la chair de Paul – on évoque aussi un aiguillon – a fait couler beaucoup d'encre. S'agit-il d’une grave maladie, d’un handicap, d’une angoisse concernant un proche ? Quoi qu’il en soit nous comprenons l'image. Le fait d'avoir un proche malade, ou d'être soi-même atteint d’un mal, nous donne d’éprouver dans la chair la présence d'une écharde : une souffrance tantôt vive et tantôt sourde mais bien présente, presque continue, sauf à trouver une position qui soulage un moment. Une douleur qui peut déformer les traits, les assombrir, chasser le sommeil ; qui s’installe dans notre existence.

    Et Paul, qui a pourtant une foi ardente, qui ne craint pas les épreuves, qui affronte tous les dangers, confesse humblement : « J'ai prié Dieu par trois fois pour que cette écharde me soit retirée de la chair. » L’ange de Satan qu’il a évoqué, chargé de le souffleter, est une image du mal qui le ronge : « J'ai prié le Seigneur pour qu'il l'éloigne de moi. » Il ne joue pas le surhomme. A quoi bon?Rappelons-nous Jésus même, au mont des Oliviers, avouant : « Mon âme est triste à en mourir. » Pris par l’angoisse, il supplie par trois fois son Père, Abba : « Si tu le veux, éloigne de moi cette coupe » ; avant de consentir : « Non, pas ma volonté, mais la tienne. »

    J'insiste sur ces souffrances exprimées par Paul comme par Jésus car des chrétiens, je l’ai observé, se sentent parfois coupables de leurs souffrances et de leur impuissance face à elles. Ils ont honte de se trouver faibles devant l’épreuve comme s'ils n'avaient pas ce droit ; comme si la foi, pour se montrer ferme, obligeait à se montrer toujours paisible et de bonne humeur. Mais la foi, nous le savons, n'efface pas la souffrance. Jésus, Paul et les autres en sont témoins. Le croyant souffre comme tout le monde. Il connaît les mêmes malheurs. Avec une différence, toutefois : sa souffrance n'est pas une impasse. Elle ne le conduit pas vers un mur mais plutôt vers un pont à établir. Elle est un lieu de passage.

   La foi chrétienne, dans la faiblesse même, au coeur de la fragilité, réserve toujours une ouverture. Et cette ouverture, élargie par la confiance, permet de laisser passer une force qui dépasse la personne. Le chrétien a les moyens, sous certaines conditions, de transformer sa souffrance. Il ne s’agit pas de la nier ou de la repousser. Il s’agit au contraire de la reconnaître.  A Relais Lumière Espérance, nous faisons bien de reconnaître le poids de nos souffrances. Et de le confier par la suite à la bienveillance divine, comme ont fait Jésus et Paul.  Observons encore les comportements de ceux-ci : après l’expression de leur douleur, un renversement de situation s’opère. Paul, même s’il n’a pas fini d’en voir, va poursuivre sa mission dans l’enthousiasme. Quant à Jésus, il consent à son épreuve. Plus tard, à l'heure de la Croix, on dira qu'Il est entré dans sa gloire. Quel retournement ! L’attitude nouvelle de chacun d’eux a éloigné les forces obscures, les a mises à distance. Elles rôdent toujours dans les parages mais une force plus grande, une force vive, a permis à l’un comme à l’autre d’aller puiser au-delà, à la source de l'amour divin.

   Quelle est-elle, cette attitude ? de quels comportements s’agit-il ? On évoque souvent l’humilité. Il est certain que les vanités sociales, les artifices de toutes sortes, les illusions sur soi – que nous avons tous, mais qui se dissipent lors de la confrontation avec la maladie – gênent l'accueil de la bienveillance divine. Il s’agit donc bien de descendre dans l’humilité, et, pour ce faire, de se détacher des faux-semblants et revenir à une simplicité d’être. Simplicité qui renforce la confiance filiale.

   Les comportements de Paul et de Jésus sont à méditer. Même si nous ne sommes pas Jésus, nous sommes, par le baptême, frère ou sœur d'adoption. Nous pouvons dès lors aspirer à dire comme Lui : « Non pas comme je veux mais comme tu veux. » Cette affirmation est une prise de conscience de nos limites humaines. Exprimée dans une confiance en Dieu malgré tout, elle dit un consentement à la réalité présente. C’est cette confiance filiale renouvelée, certainement, qui a redressé Jésus face aux soldats venus l'arrêter ; qui l’a conduit aussi sans plus faiblir vers son procès.

    Il y a bien eu ce cri sur la croix : « Pourquoi m'as-tu abandonné ? », suivi de la Descente aux Enfers. Mais cet anéantissement consenti, cette déréliction qui préserve le lien avec cette apostrophe : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné ? », a suscité le retour à la Vie. La Vie avec une majuscule, non pas la vie comme on peut la connaître ; une Vie autre, plus mystérieuse, sûrement plus ample ; mais que nous pressentons comme une  espérance offerte à chacun de nous, à nos malades, à l’humanité.

   Maintenant, que dire de la grâce ? cet élément inhabituel que j’évoquais au début. Que dit encore Paul ?  A la suite de son propre aveu : «  Par trois fois j'ai supplié le Seigneur pour qu'il m’ôte cette épine de la chair », il reçoit cette réponse : « Ma grâce te suffit, car ma puissance se déploie dans la faiblesse. »

    Voilà donc cet élément autre ; cette grâce qui vient habiter la faiblesse pour la transfigurer, pour lui enlever son poids inutile. S’il est, en effet, des faiblesses contre lesquelles nous ne pouvons rien, il en est que nous alimentons. Il s’agit dès lors d’enlever ces surpoids afin de faire de la faiblesse,  de cette faiblesse résiduelle qui nous laisse démunis, une force. Nous avons souvent oublié la grâce. La grâce simple. La douce miséricorde. Cette tendresse qui ôte son poids inutile à la faiblesse et ainsi l’ennoblit. Il est vrai que le mot grâce est peu usité, sauf pour parler de la grâce d'un danseur ou d'un vol d’oies sauvages : spectacles gracieux, il est vrai, reliés à une beauté qui est empreinte de mystère, elle aussi. Nous avons aussi ces grâces-là, observables, à contempler. Mais le mot grâce a plus de profondeur encore pour le chrétien. Il est inséparable de l’amour miséricordieux.

   Ma grâce te suffit : comment l'entendre ? Paul, Juif, l’entend probablement ainsi : « Rappelle-toi que je suis avec toi. » Je suis avec toi est une parole récurrente dans la Bible. Quant à l’impératif : Rappelle-toi, il est un leitmotiv dans les deux Testaments. Rappelle-toi, semble dire Dieu à Paul, que tu es aimé et pardonné, que le Christ vers qui tu t’es tourné t’a racheté de toutes tes fautes passées.  Rappelle-toi que je suis avec toi dans tes faiblesse, dans tes errements, même dans tes doutes. Le retour sur toi que tu as opéré t’a obtenu la grâce. Tu es gracié, va en paix. Ce « Va en paix » est une parole souvent prononcée par Jésus. C’est une parole pour chacun de nous. Sois simple. Reconnais tes torts envers autrui ainsi qu’envers toi-même, car on se porte volontiers du tort. Dépose au pied de la Croix ton fardeau de culpabilité, ton poids de honte. Allège-toi, et maintenant sois fort ! 

    En Marc (16,18), on lit cette phrase : « Vous boirez des poisons, vous prendrez des serpents dans vos mains et il ne vous sera fait aucun mal ». Image forte pour nous signifier que tous les venins de la honte – de cette honte que l’on éprouve quelquefois face à nos malades – les venins de la révolte, de la fureur, du ressentiment, de la haine de soi parfois… tous ces venins-là seront sans effet face à la confiance en cet amour miséricordieux qui dépasse tout.

   Je repense à la maman d’une fillette de 10 ans handicapée, la plupart du temps en fauteuil roulant. Cette maman avait honte de sortir sa fille en ville, à cause du regard des passants. Conseillée par un accompagnateur, elle a fait un retour sur elle-même et s’est demandé d'où venait sa honte, et pourquoi elle portait tant d’intérêt à la pensée des gens qui ne savaient rien de sa fille, de ses qualités humaines, de ses moments de douceur. Elle a prié pour accueillir en elle la grâce de Dieu, soit pour dissiper son propre jugement négatif ; puis elle a décidé de promener sa fille où bon lui semblerait. Elle a ressenti alors un sentiment de libération qu’elle n’aurait pas imaginé. Quelque chose de cette énergie nouvelle s’est communiqué à sa fille car les deux, à partir de là, ont multiplié les promenades et semé autour d'elles des sourires inattendus.

   En reprenant cette parole - Ma grâce te suffit, car ma puissance se déploie dans la faiblesse - nous pourrions nous demander de quelle faiblesse il s'agit. Car toutes les faiblesses se valent-elles ? Il y a, par exemple, des faiblesses qui nécessitent des soins, de l'attention, de la protection. Je ne dirais pas à un proche en grand désarroi : « Dans ta faiblesse est ta force ». S'il y a une force à lui transmettre, c'est celle de ma solidarité, de mes soins, une force fraternelle. L'enseignement du Christ, on peut le voir au long des Évangiles, ne nous ôte pas nos responsabilités quant aux faiblesses que nous pouvons soulager.

   Mais il semble que Paul évoque ici la faiblesse de façon plus générale. Il parle de cet état de faiblesse qui nous accable, par moments, au point de paralyser nos pensées et nos actes, qu'il s'agisse de faiblesse inhérente à notre condition humaine, ou d’une faiblesse issue des accidents de la vie, de la maladie, du handicap, du vieillissement. Cette faiblesse-là témoigne de notre humanité, de cette humanité que le Christ a habitée jusqu'aux extrêmes. Et comment ne pas y consentir, ne serait-ce que par compassion ? La faiblesse ainsi contemplée, dès lors, devient consentement – vocable plus volontaire qu’acceptation – ; elle est consentement à ce qui est, à ce que je suis, à ce que j’éprouve, à ce qu'est l'autre aussi tel qu'il est, à tout autre qui m’environne. Ce consentement m'éclaire. Il éclaire ma faiblesse et il la dynamise.

  Nous sommes souvent, voire toujours poussés à renoncer à nos ambitions. Quand un proche fait une première crise maniaque, par exemple, alors qu’il semblait plutôt épanoui, ou qu’il se replie sur lui-même alors qu'il menait des études brillantes, alors l'incompréhension, la peine, la solitude que l'on peut éprouver dans ces moments-là, devant l’incompréhension des autres aussi, nous rendent très faibles, très démunis. Nous n'avons plus d'influence sur le proche aimé, nous le savons, et à chaque nouvelle crise nous délaissons nos illusions quant à ce qu'il aurait pu devenir.  Surtout, nous délaissons ce rêve : qu’il puisse « réussir sa vie ». Nous n’en voyons plus le sens. Du moins, plus le même. Car c’est quoi : réussir sa vie ? Avoir une situation enviable ? Aux yeux de qui ?

   J’ai connu un patient en psychiatrie qui avait un doctorat de mathématiques et enseignait en faculté. Atteint d’une dépression profonde, il a dû renoncer à son enseignement. Mais il a appris peu à peu à travailler la menuiserie. Une communauté a bien voulu l'accueillir et je l'ai revu des années plus tard. Il  fabriquait des jouets en bois  pour des associations et s’est dit plus heureux qu’il ne l’avait jamais été.

  Donc, nous perdons des illusions, des certitudes aussi, et sommes obligés d’admettre une forme d’impuissance. Mais l’impuissance est aussi le contraire de la toute-puissance. L’amour de Dieu seul est tout-puissant. On voudrait bien parfois se croire tout-puissant, lorsqu’on rêve pour ses proches d’un avenir de « réussite ». Mais on déchante. J’ai beau être ta mère, ton père ou ton conjoint, je ne peux pas tracer ton destin. Il faut bien se mettre en tête que ce destin de mon enfant ou de mon conjoint malade, c'est le sien et non pas le mien. J’en suis solidaire, mais il ne m’appartient pas. Si je l'admets vraiment, si j’admets que les desseins de Dieu sur autrui me restent mystérieux, je peux enfin  élargir l'espace de ma tente. Je deviens enfin indulgent envers moi ainsi qu’envers les autres, plus attentif à ce que la vie, dans sa prodigalité, m’a tout de même donné.

   Me revient le souvenir d’une autre fillette, atteinte celle-ci d’autisme Asperger. Elle avait de grandes difficultés pour trouver sa place en classe de CE1, même si l’école Freinet qu’elle fréquentait développait une pédagogie ouverte, sensible aux  problèmes d'adaptation. Cette fillette n’intéressait pas les autres enfants, jusqu’à ce qu’ils prêtent attention à sa manière de faire. Ils ont saisi, devant ses efforts, quelle difficulté peut soulever un exercice simple lorsqu’on est en situation de handicap. Alors est venue la solidarité, suivie par la camaraderie. En réunion de parents en fin d'année, la maman a appris avec bonheur que le regard de la classe sur le handicap avait changé. Sa fille était désormais appréciée des autres enfants.

   Ce genre d'expériences défait l'envie de s’attacher au paraître. Il enseigne plutôt la contemplation des petites choses, des événements mineurs dont le sens échappait peut-être. Cette faiblesse-là, découverte au cœur même de l'épreuve, nous donne, je le crois, de la force. C'est comme si l'Esprit divin nous soufflait : « Dans ta pauvreté intérieure, dans ton sentiment d'abandon, je trouve maintenant une place où me glisser afin que la vie renaisse en toi, une vie nourrie par ton attention à toutes choses, aux plus petites choses ». Pour que la grâce vienne, encore faut-il lui faire de la place. L’Esprit divin n'est pas sans gêne, il ne s'installe pas de force chez les gens, il ne squatte pas. La naissance de Jésus suffit à le montrer, et le Oui de Marie aussi. Devant l'immensité de la proposition qui lui est faite, elle aurait pu dire non. Or, elle a accueilli la grâce pleinement.

   « Ma grâce te suffit » ne dit pas autre chose : l'attention que Dieu porte à ta vie suffit. Le reconnaître est peut-être un cheminement. Rappelons Isaïe : « Je t'ai gravé sur la paume de mes mains… tu as du prix à mes yeux et moi je t'aime », ou encore, au livre de l'Apocalypse (3,20) : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui. » Ou encore Jésus, dans l’évangile de Jean (14,23) : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui nous ferons notre demeure. »

  Rappelons aussi que nous ne sommes pas seuls pour porter nos épreuves : l’accompagnement spirituel, psychologique, amical ; les groupes de paroles, les rencontres, les lectures aussi, nous engagent à nous épauler les uns les autres.  Dans la préface du beau livre d'Alexandre Jollien, Eloge de la faiblesse  (Le Cerf), le philosophe Ruedi Impach écrit : « Cet ouvrage est aussi un livre sur la valeur de l'amitié. Au fil de la lecture on se rend compte que les amitiés ont rendu supportable la vie dans l’institution ». Alexandre Jollien, en effet, a été longtemps en institution. On lui attribuait alors un QI de 60. Ruedi Impach poursuit : « L’auteur rapporte cette scène inoubliable pour lui et émouvante pour le lecteur où, au fond de son lit, son ami Jérôme qui sait à peine parler s'inquiète du bien-être de son camarade. C'est une scène clé du livre parce qu'elle révèle, au cœur de la faiblesse, la bienveillance qui vivifie. Elle parle du regard qui accorde la priorité à autrui. »

   Je citerai encore un philosophe musulman : « Quand l’âme est pure, elle est prête à accueillir Dieu et elle engendre le Messie comme Marie. » On peut dire que l’âme est pure quand elle consent à ses faiblesses. Ainsi en est-il dans la parabole du Pharisien et du Publicain. Ce dernier, averti de ses faiblesses, ne sait que murmurer : « Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis un pécheur ». Et c’est lui qui ressort justifié. Il reste qu’un appui nous est nécessaire pour rendre la faiblesse opérante : portée à offrir un accueil et non pas des excuses. Mais la grâce nous attend, elle guette nos consentements, et nous pressentons alors qu’une force est à l’oeuvre : cette force d’amour qui ne demande qu’à renouveler en nous la vie.

Lors de la rencontre organisée par le Groupe RELAIS LUMIIERE ESPERANCE de Metz le 9 janvier 2015, Marie-Thérèse JELOCHA , médecin et coordinatrice d’un Gem, a accepté d’introduire le partage de l’après-midi sur le thème : Qu’est-ce que l’autre pour le malade ? Voici quelques notes prises lors de son exposé.

A partir de son vécu de mère de famille, il est évident que cette question recouvre bien des situations. Il n’y a pas d’uniformité. Celles-ci portent le sceau de la maladie psychique se caractérisant par le fait que les compétences intellectuelles sont conservées, mais ne sont pas ou mal utilisées. Par ailleurs, il existe des variations dans le temps. Ces réserves énoncées, M.T. Jélocha évoque les très différents types de relation. Ceci va ouvrir un large débat empathique et fructueux.  

Présence de Relais Lumière Espérance à la rencontre de la Pastorale de la santé de Moulins

Notre groupe Relais Lumière Espérance de l’Allier a eu la joie de participer samedi 29 septembre 2018 à la rencontre diocésaine de la Pastorale de la santé à Moulins (Sœur Marie-Régis Arnaud responsable PPH représentant aussi notre groupe) ayant pour thème « Se faire proche de la personne souffrante à la manière du Christ » avec comme intervenant principal le Père Jean-Marie Onfray qui nous a parlé de « l’attention à l’autre » dans nos visites auprès des malades. Dans les divers ateliers organisés, il y en avait un nous concernant davantage, avec comme thème : « Visiter une personne en souffrance psychique » animé par le docteur Marc Phelippeau, médecin psychiatre à la retraite qui, même s’il concernait particulièrement le visiteur du patient, peut aussi intéresser toutes les familles qui visitent ou vivent avec leur proche en souffrance psychique.

et le groupe Relais Lumière Espérance de Moulins

23 janvier 2016

160225 Eveque MoulinLors de notre rencontre du Samedi 23 janvier 2016, nous avons eu la joie de recevoir notre évêque, Mgr Laurent Percerou pour un après-midi de partage avec comme thème « Le mouvement Relais Lumière Espérance au service des familles et amis de personnes en souffrance psychique ». Ce thème a été choisi pour que notre évêque puisse prendre connaissance de ce qu’est Relais, comment il fonctionne et sa dimension spirituelle qui aide toutes les familles en souffrance à trouver un sens à leur épreuve.

Nous avons donc privilégié le temps d’écoute des familles pour qu’il puisse mieux nous connaitre.

Un chaînon manquant entre le suivi 171119 Lyonmédical et une vie active pour les hommes et les femmes fragilisés par des troubles mentaux (tels que la bipolarité, la schizophrénie et la dépression sévère).

Mise en place du Comité de Pilotage réunissant le Professeur Nicolas Franck, Georges Bullion et Thierry Brun, Corinne Mourier (Messidor), Denis Ribon et Vincent Guillaumot (Fondation Eurêka), Marion Sebih (Clubhouse Coordinatrice France) et Anne-Bénédicte Ribon (Coordinatrice Lyon).

Maison des Sœurs hospitalières de Saint Thomas de Villeneuve à Neuilly-sur-Seine

samedi 20 juin 2015

141203 chapelle exte St thomas de Vileneuve Neuilly

Cette rencontre a réuni une trentaine de personnes dans le cadre très agréable de la Maison Mère des Sœurs Hospitalières de Saint Thomas de Villeneuve à Neuilly-sur-Seine.

Le Docteur Yon, psychiatre à l'Hôpital Mondor de Créteil, nous a présenté le matin les différentes pathologies mentales et les innovations dans les traitements, l'enjeu étant d'éviter récidives et réhospitalisations grâce aux soins, à une meilleure prise en charge des malades, une attention portée aussi à leur santé physique, et des thérapies de groupes.

Par RCF ALLIER

150502 bettina et soeur marie regis 2

 Suite à notre rencontre annuelle 2015, Bétina Vernier et Sœur Marie Régis du groupe de Moulins sur Allier ont sollicité la Radio RCF pour faire échos de notre rencontre nationale 2015 et en particulier de la conférence de Martin Steffens, des ateliers auxquelles elles ont participé et des groupe de partage. Elles présentent également ce qu’elles ont retenues des paroles de notre nouveau président Hubert Peigné.

Ecoutez-la   Durée 12’

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Rencontre nationale 2015 Nancy Domaine de l’Asnée 11 avril

150503 Mgr Guyard

Lors de notre rencontre, annuelle 2015, Monseigneur Michel Guyard a été interviewé par Rémi Nelson, Journaliste multimédia à Radio Jéricho RCF Nancy.

Il y exprime comment les personnes confrontées à la maladie psychique de leurs proches peuvent trouver un chemin d’espérance.

Ecoutez-la elle dure moins de trois minutes

** Attention l’écoute embraye sur d’autres interviews choisies par Monseigneur Guyard.

150509 LisieuxLISIEUX 30 – 31 mai 2015

Les groupes Relais Lumière Espérance de la Région Ouest  a organisé une rencontre régionale les samedi 30 et dimanche 31 mai 2015 à Lisieux.

Cette rencontre a rassemblé en présence de Monseigneur Guyard,  une petite cinquantaine de participants venant de Rennes, Nantes, Angers, Mayenne, Bagnoles de l’Orne, la Presqu’Ile de Guérande, Saint Brieuc et Caen.

Elle a été l’occasion de mieux connaitre la vie et le message de Sainte Thérèse et de se ressourcer à l’exemple de la famille Martin.

Au cours de ces 2 jours, nous avons visité la maison de la famille Martin (les Buissonnets), prié au Carmel, visité la Basilique et participé à la messe dominicale de 10h30. Cette rencontre s’est conclue par une conférence de Sœur Monique-Marie de la communauté des Béatitudes et Organisatrice des voyages des reliques de Sainte Thérèse.

160128 RCF LyonLe mardi 26 janvier 2016 plus de 70 personnes se sont rendues dans les locaux de RCF Lyon pour assister à l'enregistrement de l'émission

Vivre avec la fragilité psychique

 

Louis, Elisabeth et Franck y ont témoigné de ce que Relais lumière Espérance Lyon leur a apporté.                                                             

Retrouver cette émission sur le site RCF

Elle a eu lieu au Cénacle à VERSAILLES

140717 Echo renc Yveline 1Sœur Jacqueline a lancé un riche temps de méditation que nous avons poursuivi par un temps personnel (la plus part dans le parc), puis partagé en petit groupe.

Les sœurs du Cénacle nous ont offert un Apéritif puis nous avons partagé dans les salles à manger un repas préparé par les sœurs.

 

140717 echo renc Yvelines 2L’après-midi Monsieur SURIN psychothérapeute à Garches, tout en dialoguant avec les participants, nous a orienté vers des pistes pour améliorer notre relation avec nos proches. 

Son intervention

Après une Eucharistie célébrée dans l’oratoire par le Père François Ripoche, nous avons partagé un gouter préparé par des membres des groupes Relais ;

Une belle et fructueuse journée à laquelle a participé la responsable de la pastorale de santé du diocèse de Versailles

du Grand groupe Région bordelaise (Bordeaux-Mérignac-Talence)

 140930 TALENCE 6Le samedi 14 juin 2014, le « grand groupe «  de BORDEAUX s'est réuni pour un pèlerinage à Notre-Dame de Talence, sanctuaire de la Vierge, bien connu des bordelais, pour son intercession pour les malades. En effet, cette Vierge en pierre du 16e s. dite de Pitié ou Consolatrice des Affligés, une Piéta qui tient Son Fils dans ses bras, a obtenu de nombreuses grâces et guérisons à ceux qui l'ont invoquée au fil des siècles. En témoignent les très nombreux ex-votos autour de l'autel sur lequel est placée la statue.

 

 

140930 corbeille ND de TalenceAprès une conférence d'une petite heure prononcée par le Père Cantet, aumônier du Carmel voisin, nous avons assisté à la messe paroissiale puis avons déposé , chacun(e) à notre tour, dans une corbeille placée sur l'autel de la Vierge , un petit rond de papier blanc sur lequel nous avions inscrit le prénom de notre proche fragile en le confiant ainsi que nous-même et notre famille à la tendresse de Notre Mère du Ciel.

Nous nous sommes ensuite réunis pour un bon pique-nique dans le jardin du presbytère attenant à l'église, en profitant de l'ombre des arbres bien précieuse en cette journée ensoleillée et en partageant victuailles et boissons. Puis, tous ensemble, nous avons fait notre réunion plénière de fin d'année avant d'aller terminer notre journée par une dernière prière dans la chapelle du Carmel toute proche : en effet, les sœurs du Carmel de Talence ainsi que les Pères Carmes du Broussey (abbaye proche de Bordeaux) nous portent quotidiennement dans leurs prières car nous leur avons confié notre groupe : nous étions donc tous très heureux de pouvoir nous recueillir un moment chez elles.

 Nous sommes ainsi repartis chez nous, heureux d'avoir vécu pleinement cette journée sous le regard de la Vierge Marie et dans le partage et l'amitié ; notre corbeille passe maintenant d'une famille à  l'autre et lorsqu'il la reçoit, chacun(e) peut ainsi prier en union avec tous en ayant sous les yeux tous les prénoms de nos proches : c'est un lien de plus entre nous, discret mais présent.

Sœur Marie-Régis Arnaud, conseiller spirituel du groupe Relais Lumière Espérance de Moulins sur Allier, nous a adressé un petit écho de la Rencontre nationale des Conseillers spirituels qui a eu lieu le 14 février 2014 dans une salle de l’OCH.

140227 IMG 4464 Soeur Marie-Régis Arnaud claudineA l’occasion de la Rencontre nationale de Relais Lumière Espérance, les Conseillers spirituels des groupes se sont réunis autour du Conseiller spirituel national, Monseigneur Michel Guyard, et du Président Olivier Balsan.

Cette rencontre a été un moment très fort, de connaissance mutuelle, de partage et d’écoute – Temps d’une très grande profondeur -.

Chacun a pu se présenter, exprimer en quelques mots son cheminement personnel qui l’a conduit à cet accompagnement, que chacun d’entre nous vit avec beaucoup d’humilité, de modestie, à l’écoute des parcours des parents, des familles et des proches des malades psychiques.

Cet accompagnement nous oblige à être en vérité, à vivre un dépouillement – souvent on ne sait pas ! – nous sommes simplement présence-écoutante, exigence spirituelle, au plus proche de l’Evangile, d’où une disponibilité intérieure indispensable.

Notre foi de conseiller spirituel est souvent mise à l’épreuve, nous sommes sans cesse invités à rejoindre le mystère du Christ : - aller au plus proche de la désespérance pour aller vers l’Espérance -.

Nous recevons beaucoup des Groupes Relais que nous accompagnons et qui nous font vivre avec eux un beau chemin spirituel, un beau chemin pascal.

Sœur Marie-Régis Arnaud

                                                                        (Conseiller spirituel du groupe de Moulins)

Depuis son lancement en septembre à Angoulême avec J-Claude Leclerc et Guillaume Lamy de La Chapelle, notre groupe s'est réuni 4 fois. Nous avons démarré avec parents d'enfants schizophrènes. A notre réunion du 03 Mai 2014, une mère d'enfant dépressif à répétition nous a rejoint, nous sommes heureux de partager et de porter toutes nos souffrances ensembles au Seigneur.
4 familles étaient présentes dont une nouvelle et une absente excusée avec Dominique (notre accompagnateur spirituel),
Nous avons fait notre tour de table comme d'habitude pour prendre des nouvelles de chacun en prenant notre petit thé ou café accompagné de gâteaux ;
Le thème de la  réunion était : « Comment aimer et accompagner nos proches malgré et au-delà de notre culpabilité »  à partir de la conférence d'Agnès Auschitzka.
Ce thème nous a enrichi et fait comprendre que le Seigneur est à l'œuvre; nous n'avons pas à nous sentir coupable de la vie de nos proches.
Notre impuissance à aider nos proches, nos erreurs à leur égard, les actes d'hospitalisations sans leur accord, nos découragements, nos épuisements, voire nos sentiments de haine ne sont pas des fautes aux yeux de Dieu.
Le sentiment de culpabilité n'est pas un sentiment chrétien et encore moins une vertu chrétienne.
C'est un sentiment qui a sa racine dans la dimension psychologique de notre être.
Le processus de culpabilisation nous dévitalise et nous fait perdre confiance. C'est un processus mortifère.
Tout le contraire du processus de Salut que nous offre Dieu, venu en Jésus sauver les pécheurs que nous sommes.
Chacun y apporte son ressenti, c'est un thème de tous les jours.
Se mettre devant le Seigneur, lui seul peut nous aider à stopper ce sentiment de culpabilité et barrer la route à notre inconscient qui nous laisse penser que Dieu nous envoie l'épreuve et la maladie à nos proches.
Ne pas oublier que Dieu est Amour
                                        

Annie Fauconnet
Responsable du groupe Relais d’Angoulême

120531 1

Les liturgies préparées par le groupe de la Boucle de la seine (organisation, chants, animation) nous ont blotti sous la protection de la Vierge Marie, immaculée conception, consolatrice des affligés, salut des malades, mère de l’espérance, fêtée comme elle l’a demandée à Bernadette par des pèlerins en procession porteurs de lumière.

Assis dans la basilique saint Pie X, nous avons prié avec les pèlerins en procession eucharistique du pèlerinage militaire international en tenue d’apparats puis nous nous sommes laissé pénétrer par le soleil eucharistique de Dieu tout en l’adorant

Et pour finir nous avons prié avec des pèlerins venus de nombreux pays lors de la messe internationale

 Merci Marie pour ta sollicitude de mère des frères de ton fils, de leurs proches atteints de troubles psychiques blottis sous ton manteau. Tu as semé sur leur chemin, au fil des célébrations, des fleurs d’Espérance. Tu nous donné rendez-vous avec l’Esprit du Seigneur qui réchauffe, redresse, illumine, renouvelle la face de la Terre.

Avec Marie, qui exulte en Dieu son Sauveur, rendons grâces à Dieu, pour ce que nous avons reçu lors de ce pèlerinage.

Rencontre Groupe Relais Lumière Espérance du 9 juin 2012

IMGP2750 départ Pasteur Hamon

Lors de la rencontre organisée le 9 juin 2012 par le groupe Relais Lumière Espérance Paris Ile de France à la Maison des Lazariste rue de Sèvres à Paris, nous avons pu pour la dernière fois écouter le duo de méditations du pasteur Hamon et du père Bouchain sur un texte de la bible choisi préalablement par l’équipe de préparation de cette rencontre.

 

Après les méditations le père Bouchain a évoqué la présence depuis 1993 (19 ans) du pasteur Hamon dans les rencontres organisées par le groupe puis lui a offert en cadeau une croix allant de bas en haut, du sombre au bleu clair symbolisant bien ce qui se vie au sein de Relais.

2 adieu au pasteur Hamon

Ecouter les :

Puis un temps convivial un verre de crémant à la main , nous a permis de dire un amical et chaleureux « au revoir » au pasteur Hamon

Une bonne vingtaine de personnes des trois groupes RELAIS que comptent les Yvelines (St Quentin-en-Yvelines, Versailles et Boucle-de-la-Seine), est venue chercher le samedi 26 juin à la Basilique de Longpont, dans l’Essonne : de l’élan pour traverser la déshérence estivale, de la force pour assumer la vie au quotidien auprès de leur(s) proche(s) malade(s) psychique(s).

« On fortifie sa foi en la partageant avec les autres. » Jean-Paul II

Centre Ozanam à Versailles

samedi 11 juin 2016

160704 Rencontre

Cette rencontre a réuni une vingtaine de personnes dans le cadre très agréable de centre Ozanam de Versailles

Le Père Bruno Valentin nous a fait contempler la miséricorde de Dieu à partir du chapitre 15 de l’évangile de Saint Luc avant que nous allons passer la porte sainte de la cathédrale saint Louis de Versailles et qu’avec le père Michel Rinneteau il nous accompagne dans le parcours Miséricorde à l’intérieur de la cathédrale.

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Chaque Jeudi à l’heure d’un Angélus, nous prions pour tous les membres des groupes Relais Lumière Espérance. Ainsi, dans une prière commune nous nous soutenons tous les uns les autres.

Ecoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, Ô mon Dieu,
Sauve ton serviteur qui s’appuie sur Toi.

Extrait de la Prière de Relais