Une Source d’Espérance

Monseigneur Thomas nous dit comment la recherche de l’Espérance doivent imprégner l’animation des rencontres organisées par un groupe Relais

« Au terme de l’histoire humaine », dit l’Apocalypse, « les Humains marcheront enfin à la Lumière de Dieu ; il n’y aura plus besoin ni de lampe ni de soleil, il n’y aura plus ni jour ni nuit puisque le Seigneur Dieu sera devenu la Lumière pour tous ceux qui l’auront accueilli. Ce sera Jour, Vie et Bonheur éternels. » (Apoc 22) Cette perspective nous réconforte à certaines heures. À d’autres heures elle nous semble extrêmement lointaine, irréaliste. Ni plus ni moins que la Foi et l’Amour.
En effet, croire n’est pas voir : c’est juger qu’on ne se trompe pas et donc espérer, anticiper intérieurement le jour où on comprendra à l’évidence qu’on ne s’est pas trompé. Aimer, c’est vouloir le bonheur de celui qu’on aime, s’investir pour que ce bonheur lui arrive. Là encore, c’est anticiper, espérer que ce bonheur finira par arriver.
Espérer, c’est entrer dans une histoire d’amour et de confiance avec l’intime conviction que Dieu veut nous faire découvrir la Lumière et susciter en nous l’amour quand le meilleur moment sera venu. Déjà, il le veut de toute sa Volonté. Mais Il tient compte de nos lenteurs, de nos hésitations, de nos allers et retours. Il ne nous brusque jamais. Il ne nous aveugle pas de lumière dès le premier instant : il nous y ouvre progressivement. Il entretient en nous le désir d’aimer comme le Christ : et l’Esprit de Dieu transforme avec délicatesse nos cœurs de pierre pour qu’ils deviennent des cœurs de chair.

Oui, Dieu prend son temps car il a tout le temps devant lui.
Il n’exige rien avant que soit arrivé le moment opportun.

Ainsi fonctionne un Relais. Chaque rencontre apporte une touche de couleur, un léger souffle d’espérance. On y vit rarement de grands chamboulements intérieurs. Mais l’espérance se réchauffe comme une braise sur laquelle on souffle ensemble. Dans la chaleur de l’Esprit Saint.
On apprend à attendre. On laisse du temps au temps. Comme l’écrit Paul aux chrétiens de Rome : « Il y a une espérance ; c’est que la création elle-même sera libérée un jour du pouvoir destructeur qui la tient en esclavage et qu’elle aura part à la glorieuse liberté des enfants de Dieu. Nous savons en effet que maintenant encore la création entière gémit et souffre comme une femme qui accouche. Mais pas seulement la création ; nous qui avons déjà l’Esprit Saint comme première part des dons de Dieu, nous gémissons aussi intérieurement en attendant que Dieu fasse de nous ses enfants et nous accorde une délivrance totale… Si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec patience » (Rom 8, 20-25)

« L’espérance ne va pas de soi… C’est d’espérer qui est difficile. Et le facile et la pente est de désespérer et c’est la grande tentation. La petite espérance s’avance entre ses deux grandes sœurs. Le peuple chrétien ne voit que les deux grandes sœurs, n’a de regard que pour les deux grandes sœurs… Et il ne voit quasiment pas celle qui est au milieu. La petite… C’est elle, cette petite, qui entraine tout. Car la Foi ne voit que ce qui est. Et elle voit ce qui sera. La Charité n’aime que ce qui est. Et elle aime ce qui sera…. L’Espérance voit ce qui sera, dans le temps et pour l’éternité…. L’Espérance, dit Dieu, voilà ce qui m’étonne Moi-même.
Ça c’est étonnant. »

Monseigneur Jean-Charles Thomas (conseiller spirituel national Relais Lumière Espérance)

Où sommes-nous ?

carte google

Recherche

Les personnes malades psychiques peuvent prendre contact avec
Amitié Espérance
qui a vocation à les accueillir